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L'Adoption Institutionnelle de la Tokenisation en France

Accélération de l'adoption institutionnelle de la tokenisation en France depuis 2023 : banques, assureurs, gestionnaires.

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L’Adoption Institutionnelle de la Tokenisation en France

Mis à jour mars 2026

L’adoption institutionnelle de la tokenisation en France connaît une accélération significative depuis 2023, portée par la maturité technologique des plateformes blockchain, la clarté du cadre réglementaire national et européen, et la pression concurrentielle des marchés internationaux qui poussent les institutions financières françaises à innover.

Banques de Premier Rang

SG-FORGE, premier PSAN agréé en juillet 2023, a émis des obligations tokenisées depuis 2019 sur Ethereum, Tezos et Canton Network et développé l’EURCV à 452 millions de dollars de capitalisation. Son triple statut — PSAN agréé, entreprise d’investissement sous MiFID2, et Établissement de Monnaie Électronique sous MiCA — est unique en Europe. BNP Paribas a lancé AssetFoundry pour la tokenisation d’actifs, rejoint Canton Network avec 3 600 milliards d’actifs, participé au projet Agorá de la BRI et réglé une obligation de 100 millions d’euros en wCBDC lors des essais Eurosystème 2024, accompagnant aussi la Slovénie pour la première obligation souveraine numérique de la zone euro. Le Crédit Agricole déploie so|bond utilisé par la BEI et so|cash testé avec BNP Paribas, Santander et SEB, tandis que CACEIS a obtenu l’agrément MiCA en juin 2025.

Investisseurs Institutionnels

BNP Paribas Asset Management a tokenisé des fonds monétaires au Luxembourg puis en France sur Ethereum public. AXA Investment Managers et Generali Investments ont participé à l’obligation verte numérique de 10 millions d’euros de SG-FORGE sur Ethereum en novembre 2023. La Caisse des Dépôts et Consignations a émis 100 millions d’euros de DNN via Euroclear D-FMI en novembre 2024.

Banque de France et Infrastructure

La Banque de France a conduit 12 expérimentations de CBDC wholesale avec la plateforme DL3S testée par 40 entités de 9 juridictions. Euronext est entrée au CAC 40 en septembre 2025 avec une capitalisation de 14,5 milliards d’euros. L’euro numérique retail est en préparation avec une première émission potentielle en 2029.

Indicateurs Quantitatifs

Plus de 100 PSAN enregistrés, 2 agréés, 6 CASP MiCA en France, plus de 40 au niveau européen. Potentiel de tokenisation : marché obligataire de 5 600 milliards d’euros, marché actions de plus de 3 000 milliards d’euros sur Euronext, immobilier de 26 170 milliards de dollars. La transition vers MiCA d’ici juillet 2026 accélérera l’adoption par les institutions qui bénéficieront du passeport européen pour servir 450 millions de citoyens dans 27 États membres.

Les Grandes Banques Françaises à l’Avant-Garde

L’adoption institutionnelle de la tokenisation en France repose sur l’engagement massif des grandes banques françaises, qui figurent parmi les plus actives au monde dans ce domaine. SG-FORGE, filiale de Société Générale et premier PSAN agréé en France le 18 juillet 2023, a posé les fondations de cette transformation dès avril 2019 avec l’émission de la première obligation sécurisée tokenisée de 100 millions d’euros sur Ethereum — une première mondiale pour une institution financière. Depuis, SG-FORGE a diversifié ses émissions sur Tezos (obligation OFH de 40 millions d’euros en 2021) et Canton Network (première émission aux États-Unis en novembre 2025 avec Broadridge Financial Solutions), et a développé le stablecoin EURCV dont la capitalisation atteint 452 millions de dollars, déployé sur Ethereum, Solana et XRP Ledger. En tant qu’Établissement de Monnaie Électronique sous MiCA, SG-FORGE opère à l’intersection de la banque traditionnelle et de la finance décentralisée.

BNP Paribas a développé la plateforme propriétaire AssetFoundry pour la tokenisation d’actifs et a rejoint le Canton Network, qui héberge plus de 3 600 milliards de dollars d’actifs tokenisés aux côtés de HSBC, Goldman Sachs et Moody’s Ratings. La banque participe au projet Agorá de la BRI avec sept banques centrales et 41 firmes privées, et a réglé une obligation numérique de 100 millions d’euros en wCBDC lors des essais Eurosystème 2024. BNP Paribas a également accompagné la République de Slovénie pour la première obligation souveraine numérique de la zone euro, et a inclus des données ESG on-chain dans une obligation EDF.

Le Crédit Agricole déploie les plateformes open source so|bond pour les obligations numériques durables avec le protocole PoCR et so|cash pour la banque correspondante tokenisée. CACEIS, sa filiale spécialisée en services titres, a obtenu l’agrément MiCA en juin 2025 auprès de l’ACPR, couvrant la conservation de crypto-actifs, la transmission d’ordres et le transfert avec un passeport européen — devenant le premier dépositaire européen à conserver un fonds UCITS monétaire sur blockchain publique en partenariat avec Spiko.

La Banque de France et les Expérimentations CBDC

La Banque de France occupe une position centrale dans l’adoption institutionnelle de la tokenisation à travers son programme d’expérimentations de CBDC wholesale. Lancé en mars 2020, ce programme a conduit 12 expérimentations réussies sur la plateforme propriétaire DL3S (Distributed Ledger for Securities Settlement System), une blockchain permissionnée conçue pour le règlement de gros en monnaie de banque centrale. Quarante candidatures avaient été reçues, dont 8 sélectionnées.

Les expérimentations ont testé trois modèles : l’interopérabilité entre systèmes DLT et infrastructures conventionnelles, la distribution de CBDC wholesale via des intermédiaires, et l’intégration directe de la CBDC sur la plateforme DLT. Le projet Jura (novembre 2021) a démontré la faisabilité du règlement transfrontalier EUR/CHF en wCBDC avec la Banque nationale suisse, Natixis, Credit Suisse et UBS. Le projet Mariana (2023) a exploré l’utilisation de concepts DeFi (Automated Market Maker) pour les CBDC wholesale avec l’Autorité Monétaire de Singapour et la BNS.

Les essais de l’Eurosystème de mai à novembre 2024 ont impliqué 40 entités de 9 juridictions, avec 19 des essais réalisés sur DL3S. Les transactions notables comprennent la Digitally Native Note de 100 millions d’euros de la Caisse des Dépôts et l’obligation numérique de 100 millions d’euros arrangée par BNP Paribas. Le projet Agorá, entré en phase de test en janvier 2026 avec la Banque de France représentant l’Eurosystème aux côtés de 6 autres banques centrales et 41 firmes privées, explore la tokenisation des paiements transfrontaliers via un registre unifié multi-devises.

L’Euro Numérique et la CBDC Wholesale

L’euro numérique retail, géré par la BCE, est en phase avancée de préparation avec une première émission potentielle en 2029. Le coût de développement est estimé à 1,3 milliard d’euros, avec un investissement de 4 à 5,8 milliards d’euros pour les banques de la zone euro sur quatre ans. La Banque de France est une forte partisane de l’euro numérique, soulignant l’enjeu de souveraineté dans un contexte où 69 pour cent des paiements par carte dans la zone euro sont opérés par des schémas internationaux et où l’utilisation des espèces décline — 42 pour cent des transactions en magasin en 2024 contre 68 pour cent en 2016. La version wholesale de la CBDC sera disponible pour les établissements bancaires d’ici fin 2026.

Perspectives et Enjeux

L’adoption institutionnelle française bénéficie d’atouts structurels : un cadre réglementaire clair avec la Loi PACTE et MiCA, des institutions financières de premier plan activement engagées, une infrastructure CBDC avancée, et le soutien de Bpifrance qui a couvert 45 pour cent du financement Web3 early-stage en 2023. L’AMF supervise plus de 100 PSAN enregistrés et a délivré deux agréments optionnels. Six licences CASP MiCA ont été délivrées en France sur plus de 40 au niveau européen.

Le marché français présente un potentiel de tokenisation considérable : un marché obligataire de 5 600 milliards d’euros (premier d’Europe), un marché actions de plus de 3 000 milliards d’euros sur Euronext Paris, et un patrimoine immobilier de 26 000 milliards de dollars. La convergence entre les expérimentations CBDC, le déploiement de MiCA et les initiatives des grandes banques crée les conditions d’une accélération de la tokenisation institutionnelle en France et en Europe.

Les Résultats des Essais de l’Eurosystème

Les essais DLT de l’Eurosystème 2024 ont constitué la validation la plus importante de l’adoption institutionnelle en France. La plateforme DL3S de la Banque de France a supporté 19 essais impliquant 40 entités de 9 juridictions. Les transactions notables — Digitally Native Note de 100 millions d’euros de la Caisse des Dépôts, obligation numérique de 100 millions d’euros de BNP Paribas, obligation souveraine slovène — ont démontré la maturité des solutions françaises pour des montants institutionnels.

La majorité des participants ont exprimé leur souhait de poursuivre en 2025, confirmant l’appétit institutionnel pour le règlement en monnaie de banque centrale numérique. Le projet Appia, lancé après les essais, explore un European Shared Ledger intégrant wCBDC, monnaie commerciale tokenisée et instruments financiers tokenisés.

Les Gestionnaires d’Actifs et la Tokenisation de Fonds

L’adoption institutionnelle s’étend aux gestionnaires d’actifs. Amundi, premier gestionnaire européen avec plus de 2 000 milliards d’euros sous gestion, explore la tokenisation de parts de fonds. BNP Paribas Asset Management a réalisé la première transaction B2B de token natif transfrontalier pour un fonds monétaire tokenisé au Luxembourg en 2024. AXA Investment Managers a souscrit l’obligation verte numérique de SG-FORGE.

CACEIS, avec son agrément MiCA obtenu en juin 2025, est devenu le premier dépositaire européen à conserver un fonds UCITS monétaire avec des parts nativement émises sur Ethereum public, en partenariat avec Spiko et Twenty First Capital. Cette opération a validé la faisabilité de la tokenisation de fonds réglementés sur blockchain publique.

Les Perspectives pour 2026 et Au-delà

L’adoption institutionnelle en France devrait s’accélérer en 2026 sous l’effet de plusieurs catalyseurs. Le déploiement de la wCBDC wholesale créera l’infrastructure de règlement permanente nécessaire pour les opérations institutionnelles. La fin de la période transitoire PSAN-CASP le 1er juillet 2026 consolidera l’écosystème autour d’acteurs agréés. L’évaluation du régime pilote DLT par l’ESMA pourrait conduire à un relèvement des seuils, ouvrant la voie à la tokenisation d’instruments de plus grande taille.

Le marché obligataire de 5 600 milliards d’euros, le marché actions de plus de 3 000 milliards d’euros sur Euronext et le patrimoine immobilier de 26 000 milliards de dollars constituent un potentiel d’adoption institutionnelle considérable. L’AMF et l’ACPR accompagnent cette transition en adaptant leur cadre de supervision. L’écosystème fintech français (1 145 entreprises, 14 licornes) et le soutien de Bpifrance renforcent la dynamique d’adoption institutionnelle qui positionne la France comme leader européen de la tokenisation.


Pour approfondir, consultez nos articles sur le régime pilote DLT, la Banque de France et les marchés de capitaux tokenisés.

La Maturité Réglementaire comme Catalyseur

La maturité du cadre réglementaire français constitue le principal catalyseur de l’adoption institutionnelle. L’ordonnance blockchain de 2017, la Loi PACTE de 2019, le régime PSAN, la transposition de MiCA par l’ordonnance 2024-936, et le régime pilote DLT forment un ensemble réglementaire complet et cohérent qui offre aux institutions la sécurité juridique nécessaire pour investir dans la tokenisation. Les sanctions de l’AMF (29,4 millions d’euros en 2024, record européen) démontrent l’engagement de la France dans la protection des investisseurs et l’intégrité du marché. La fermeture de 181 sites frauduleux et les plus de 1 500 entités sur les listes noires renforcent la confiance institutionnelle. Le stablecoin EURCV de SG-FORGE (452 millions de dollars), conforme à MiCA, offre un instrument de règlement en euros institutionnel. La coexistence de l’EURCV, de la wCBDC wholesale et de la monnaie commerciale tokenisée (so|cash du Crédit Agricole) crée un paysage de moyens de règlement diversifié adapté aux différents besoins des institutions. L’écosystème fintech français (1 145 entreprises) fournit les solutions complémentaires — plateformes de tokenisation, conservation, conformité — qui facilitent l’adoption par les institutions les plus exigeantes en matière de conformité réglementaire et de sécurité opérationnelle.

Les Facteurs de Confiance Institutionnelle

L’adoption institutionnelle de la tokenisation en France repose sur plusieurs facteurs de confiance. Le cadre réglementaire, construit depuis l’ordonnance blockchain de 2017 et renforcé par la Loi PACTE et le règlement MiCA, offre une sécurité juridique qui rassure les investisseurs institutionnels. Les expérimentations de la Banque de France — 12 expérimentations CBDC wholesale depuis 2020, projets Jura, Mariana et Agorá — démontrent l’engagement des autorités monétaires.

La présence d’acteurs institutionnels de premier rang — SG-FORGE, BNP Paribas, Crédit Agricole, CACEIS, Amundi — dans l’écosystème de la tokenisation constitue un signal de confiance pour l’ensemble du marché. L’agrément MiCA de CACEIS obtenu en juin 2025 et la plateforme AssetFoundry de BNP Paribas illustrent la maturité croissante des services institutionnels. L’AMF publie des analyses et des guides contribuant à la normalisation des actifs numériques dans les portefeuilles institutionnels.

Le Rôle Stratégique de Bpifrance dans l’Adoption Institutionnelle

L’adoption institutionnelle de la tokenisation en France ne serait pas aussi avancée sans le rôle déterminant de Bpifrance dans le financement de l’écosystème Web3. Avec 45 pour cent du financement early-stage Web3 en 2023 assuré par la banque publique d’investissement, Bpifrance agit comme un catalyseur essentiel pour les entreprises qui développent les briques technologiques nécessaires à la tokenisation institutionnelle. Le fonds Web3 dédié de Bpifrance cible spécifiquement les startups travaillant sur l’infrastructure blockchain, les protocoles de tokenisation et les solutions de conformité réglementaire qui facilitent l’adoption par les grandes institutions financières.

L’écosystème fintech français, fort de ses 1 145 entreprises et de ses 14 licornes dont Qonto valorisée à 5 milliards de dollars, constitue le terreau fertile dans lequel les projets de tokenisation institutionnelle prennent racine. Les 54 000 emplois du secteur fintech, dont 43 000 basés en France, témoignent de la profondeur du vivier de talents disponible pour accompagner la transformation numérique des marchés de capitaux. Le financement fintech de 1,3 milliard d’euros en 2024, en hausse de 30 pour cent par rapport à 2023 avec un ticket moyen quasi doublé à 12,6 millions d’euros, reflète la confiance croissante des investisseurs dans la maturité de l’écosystème français.

Les événements internationaux parisiens renforcent la visibilité de l’adoption institutionnelle française. La Paris Blockchain Week 2025, avec ses 10 000 participants venus de plus de 100 pays et 36 000 réunions de networking, a permis aux institutions françaises de présenter leurs réalisations à un public mondial. L’édition 2026, avec des speakers confirmés de BlackRock, Fidelity, Deutsche Bank, J.P. Morgan, Morgan Stanley, Citi et London Stock Exchange, confirme l’attractivité de Paris pour les décideurs institutionnels mondiaux. RWA Paris, avec ses 18 000 participants en 2024, a spécifiquement mis en lumière la tokenisation d’actifs réels, segment dans lequel les institutions françaises excellent grâce à leurs émissions obligataires, leurs fonds monétaires tokenisés et leurs plateformes de conservation réglementées.

Le financement Web3 en Europe, qui a totalisé 2,1 milliards d’euros en 2024 soit 21 pour cent du financement mondial, place le continent comme le deuxième pôle d’investissement après les États-Unis. La France capte une part significative de ces flux grâce à la combinaison de son cadre réglementaire MiCA, de ses institutions financières pionnières et de son infrastructure CBDC avancée. L’enjeu de souveraineté demeure néanmoins prégnant, avec 68 pour cent des investissements Web3 européens provenant d’investisseurs extérieurs, contre seulement 27 pour cent aux États-Unis où 73 pour cent des fonds sont domestiques. Le renforcement de la base d’investisseurs institutionnels français dans les stades avancés de financement constitue un objectif stratégique pour pérenniser l’avance française dans la tokenisation des marchés de capitaux.

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