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Crédit Agricole et la Blockchain : so|bond, so|cash et CACEIS

Stratégie blockchain du Crédit Agricole : plateformes so|bond et so|cash, agrément MiCA de CACEIS, innovations.

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Crédit Agricole et la Blockchain : so|bond, so|cash et CACEIS

Mis à jour mars 2026

Le groupe Crédit Agricole développe une stratégie blockchain articulée autour de trois piliers complémentaires qui positionnent le groupe comme un acteur majeur de la transformation numérique des marchés financiers en France et en Europe. Cette stratégie couvre l’émission d’obligations numériques durables avec so|bond, la modernisation de la banque correspondante avec so|cash, et les services de conservation d’actifs numériques réglementés via CACEIS.

Plateforme so|bond : Obligations Numériques Durables

La plateforme so|bond, développée en partenariat avec la banque suédoise SEB, propose le Proof of Climate AwaReness (PoCR), un protocole de consensus climatiquement conscient qui intègre la dimension environnementale directement dans le mécanisme de validation des transactions blockchain. La Banque Européenne d’Investissement (BEI) utilise so|bond pour ses émissions d’obligations tokenisées, validant ainsi la maturité et la fiabilité de la plateforme pour les émetteurs institutionnels de premier rang. Le code source de so|bond est publié en open source, favorisant un écosystème ouvert et transparent dans la logique du régime pilote DLT européen qui encourage l’expérimentation des infrastructures de marché tokenisées.

Protocole so|cash : Banque Correspondante Tokenisée

Le protocole so|cash a été testé avec succès lors des essais DLT de la Banque Centrale Européenne en 2024, menés de mai à novembre. Ce protocole propose un modèle platformless innovant pour la banque correspondante, avec BNP Paribas, Santander, SEB comme participants actifs et Société Générale comme observateur. Le règlement s’effectue via wCBDC (wholesale Central Bank Digital Currency) sur la plateforme DL3S de la Banque de France. Les résultats des essais démontrent la capacité de so|cash à optimiser les flux interbancaires en réduisant les délais de règlement, en améliorant la transparence et en diminuant les coûts opérationnels de la banque correspondante traditionnelle.

CACEIS : Agrément MiCA et Services de Conservation

L’agrément CASP de CACEIS en juin 2025 couvre la conservation d’actifs numériques, la transmission d’ordres et le transfert, avec un passeport européen permettant d’offrir ces services dans les 27 États membres de l’Union européenne. CACEIS est le premier grand dépositaire européen à obtenir cet agrément MiCA, positionnant le Crédit Agricole à l’avant-garde des services de conservation crypto réglementés. Le partenariat Spiko et Twenty First Capital représente la première conservation européenne d’un fonds UCITS monétaire de détail avec des parts nativement émises sur Ethereum public.

Orientations Stratégiques

Le Crédit Agricole a investi dans Kriptown et Lise SA, qui développent une bourse tokenisée pour les PME-ETI sous le régime pilote DLT, et dans SETL pour le règlement blockchain. Les orientations futures incluent l’intégration des stablecoins dans les flux de paiement, le déploiement de la CBDC wholesale, l’interopérabilité entre blockchains publiques et privées, et l’optimisation des coûts de règlement-livraison.

La Plateforme so|bond : Obligations Numériques Durables

Le Crédit Agricole CIB a développé so|bond, une plateforme d’obligations numériques durables en partenariat avec SEB (banque suédoise). Cette plateforme blockchain open source utilise un protocole de validation innovant baptisé Proof of Climate AwaReness (PoCR), spécifiquement conçu pour minimiser l’empreinte environnementale des opérations de validation tout en garantissant la sécurité des transactions. La Banque Européenne d’Investissement (BEI) utilise so|bond pour l’émission et la gestion d’obligations tokenisées, ce qui confère à la plateforme une légitimité institutionnelle de premier ordre.

So|bond représente l’approche distinctive du Crédit Agricole dans l’écosystème de la tokenisation : plutôt que de développer des solutions propriétaires fermées, le groupe privilégie une stratégie open source qui favorise l’interopérabilité et l’adoption par l’ensemble du marché. Cette philosophie s’aligne avec la vision d’un European Shared Ledger portée par la Banque de France à travers le projet Appia, qui explore l’intégration de wCBDC, de monnaie commerciale tokenisée et d’instruments financiers tokenisés sur une infrastructure partagée.

so|cash : Banque Correspondante Tokenisée

Le protocole so|cash constitue l’autre pilier de la stratégie blockchain du Crédit Agricole. Ce protocole open source pour la banque correspondante tokenisée a été testé lors des essais DLT de la BCE en 2024, en partenariat avec BNP Paribas, Santander et SEB, avec Société Générale comme observateur. Le règlement a été effectué en wCBDC via la plateforme DL3S de la Banque de France.

Les résultats de ces essais ont démontré la faisabilité d’un modèle sans plateforme centrale pour la banque correspondante, où les banques participantes interagissent directement sur une infrastructure blockchain partagée. Ce modèle réduit les coûts d’intermédiation, accélère les délais de règlement, et améliore la transparence des flux interbancaires. La combinaison de so|cash avec la CBDC wholesale de la Banque de France ouvre la perspective d’un système de paiement interbancaire entièrement numérique, fonctionnant en temps réel et en monnaie de banque centrale.

CACEIS : Conservation d’Actifs Numériques sous MiCA

CACEIS, filiale du Crédit Agricole spécialisée dans les services titres et la gestion d’actifs, a obtenu son agrément MiCA en juin 2025 auprès de l’ACPR après approbation de l’AMF. Cet agrément couvre trois services essentiels : la conservation de crypto-actifs, la transmission d’ordres, et les services de transfert d’actifs numériques. CACEIS bénéficie du passeport européen, lui permettant d’opérer dans les 27 États membres sans agrément supplémentaire.

CACEIS est devenu le premier dépositaire européen à assurer la conservation d’un fonds UCITS monétaire de détail avec des parts nativement émises sur blockchain publique (Ethereum), en partenariat avec la fintech Spiko et le gestionnaire Twenty First Capital. Cette réalisation constitue un jalon majeur dans l’adoption institutionnelle de la tokenisation, démontrant qu’un acteur réglementé du post-trade peut opérer sur une blockchain publique tout en maintenant les standards de conformité les plus élevés.

Kriptown et la Plateforme LISE

Le Crédit Agricole a pris une participation minoritaire dans Kriptown, dont la plateforme LISE vise à créer une bourse tokenisée pour les PME et ETI. Basée sur la blockchain, LISE permettrait l’émission native d’actions et leur règlement via infrastructure DLT. La plateforme est en attente d’approbation réglementaire sous le régime pilote DLT de l’UE, avec un premier IPO potentiel prévu fin 2025.

Le Crédit Agricole a également investi dans SETL, firme de règlement blockchain, renforçant sa présence dans l’infrastructure post-trade numérique. Les orientations futures du groupe incluent l’intégration de stablecoins pour des règlements rapides et sécurisés, le déploiement potentiel de CBDC, l’interopérabilité renforcée entre blockchains publiques et privées, et l’optimisation des coûts de règlement et de compensation.

Position dans l’Écosystème et Perspectives

Le Crédit Agricole se distingue dans l’écosystème de la tokenisation par son approche multi-dimensionnelle : so|bond pour les émissions primaires d’obligations durables, so|cash pour les paiements interbancaires, CACEIS pour la conservation réglementée, et Kriptown/LISE pour le marché des capitaux des PME-ETI. Cette stratégie couvre l’ensemble de la chaîne de valeur de la tokenisation, de l’émission au règlement-livraison.

L’écosystème fintech français de 1 145 entreprises et 14 licornes bénéficie directement de l’engagement du Crédit Agricole dans la tokenisation. Le groupe, avec Amundi comme gestionnaire d’actifs et CACEIS comme dépositaire, dispose des capacités nécessaires pour tokeniser l’ensemble de la chaîne de valeur des fonds d’investissement — de la souscription au règlement-livraison. La transition vers MiCA, avec la période transitoire française s’achevant le 1er juillet 2026, renforce l’avantage compétitif des acteurs comme le Crédit Agricole qui ont obtenu leurs agréments en avance.

La Stratégie d’Innovation du Groupe

La stratégie d’innovation blockchain du Crédit Agricole s’inscrit dans une vision globale de transformation numérique du groupe. Le Crédit Agricole, premier groupe bancaire français par les actifs sous gestion et le nombre de clients, a identifié la blockchain comme une technologie de rupture pour les services financiers. L’investissement dans Kriptown, le développement de so|bond et so|cash, et l’agrément MiCA de CACEIS forment un ensemble cohérent couvrant l’émission (so|bond), le règlement (so|cash), la conservation (CACEIS) et la distribution (Kriptown/LISE) d’actifs numériques.

Le Village by CA, réseau d’accélérateurs du Crédit Agricole présent dans plus de 30 villes en France, accompagne des startups Web3 et blockchain. Ce réseau offre du mentorat, des connexions avec les métiers du groupe et un accès facilité aux clients institutionnels du Crédit Agricole. Les startups les plus prometteuses peuvent bénéficier d’investissements de Crédit Agricole Innovation et de partenariats commerciaux avec les entités du groupe.

L’Articulation avec Amundi et les Gestionnaires

L’articulation entre les plateformes blockchain du Crédit Agricole et Amundi, premier gestionnaire d’actifs européen avec plus de 2 000 milliards d’euros sous gestion, est stratégique. Amundi pourrait utiliser so|bond pour tokeniser des obligations dans ses fonds, so|cash pour le règlement des transactions, et CACEIS pour la conservation des actifs tokenisés. Cette intégration verticale au sein du groupe offre un avantage compétitif unique : la capacité de couvrir l’intégralité du cycle de vie d’un actif tokenisé au sein d’un même groupe bancaire.

L’AMF supervise les sociétés de gestion du groupe et leurs activités de tokenisation. L’ACPR assure la supervision prudentielle. L’ESMA coordonne les normes techniques au niveau européen. Le régime pilote DLT et le règlement MiCA fournissent le cadre réglementaire pour ces activités.

L’Impact des Essais BCE 2024

La participation du Crédit Agricole aux essais DLT de l’Eurosystème 2024 a validé ses plateformes à l’échelle européenne. so|cash a été testé avec BNP Paribas, Santander et SEB pour la banque correspondante tokenisée. so|bond a démontré sa capacité à gérer des obligations numériques durables. Ces essais, impliquant 40 entités de 9 juridictions sur la plateforme DL3S de la Banque de France, ont confirmé l’interopérabilité des plateformes du Crédit Agricole avec l’infrastructure de wCBDC.

Le marché obligataire français de 5 600 milliards d’euros, l’encours d’OAT vertes de plus de 35 milliards d’euros et le marché actions d’Euronext de plus de 3 000 milliards d’euros constituent le terrain d’application naturel des plateformes du Crédit Agricole. L’écosystème fintech français (1 145 entreprises) et le soutien de Bpifrance renforcent l’écosystème dans lequel le Crédit Agricole déploie ses solutions blockchain.


Pour approfondir, consultez nos articles sur CACEIS, Amundi et les obligations tokenisées.

Les Perspectives de Développement Commercial

Les perspectives de développement commercial des plateformes blockchain du Crédit Agricole sont portées par plusieurs tendances. L’encours d’OAT vertes de la France dépassant 35 milliards d’euros et les émissions de 14,1 milliards en 2024 constituent un marché naturel pour so|bond et son protocole PoCR. La banque correspondante, marché mondial estimé à plusieurs centaines de milliards d’euros de flux quotidiens, offre un potentiel considérable pour so|cash. La plateforme LISE de Kriptown, soutenue par l’investissement du Crédit Agricole, vise à démocratiser l’accès aux marchés de capitaux pour les PME et ETI françaises. L’agrément MiCA de CACEIS, avec son passeport européen, ouvre le marché de la conservation d’actifs numériques dans l’ensemble des 27 États membres. Amundi, avec ses 2 000 milliards d’euros sous gestion, pourrait devenir le premier grand gestionnaire d’actifs européen à tokeniser ses fonds sur les infrastructures du groupe. La wCBDC wholesale de la Banque de France (disponible d’ici fin 2026) constituera le catalyseur du déploiement à grande échelle des plateformes du Crédit Agricole, en offrant l’infrastructure de règlement en monnaie de banque centrale nécessaire pour les transactions institutionnelles. Le projet Appia et le régime pilote DLT fournissent le cadre réglementaire et technique pour cette expansion commerciale à l’échelle européenne.

Les Partenariats Stratégiques du Crédit Agricole

Le Crédit Agricole a tissé un réseau de partenariats stratégiques pour accélérer son déploiement dans la tokenisation. La prise de participation minoritaire dans Kriptown, dont la plateforme LISE vise à créer une bourse tokenisée pour les PME et ETI sous le régime pilote DLT, illustre cette stratégie d’investissement dans les fintechs innovantes. Le partenariat avec SEB pour la plateforme so|bond a permis la réalisation d’émissions obligataires tokenisées pour la Banque Européenne d’Investissement.

Les essais de la BCE 2024 ont validé la pertinence des solutions du Crédit Agricole. La plateforme so|cash, testée avec BNP Paribas, Santander et SEB, a démontré la faisabilité de la banque correspondante tokenisée — une innovation qui pourrait transformer les flux de paiement interbancaires. Le protocole PoCR (Proof of Climate AwaReness) utilisé par so|bond introduit un mécanisme de validation aligné sur les objectifs climatiques, positionné à l’intersection de la finance durable et de l’innovation blockchain. L’ESMA suit ces développements dans le cadre de son évaluation du régime pilote DLT prévue en 2026.

Dynamique de l’Écosystème

L’écosystème fintech français compte 1 145 entreprises selon KPMG et France Fintech (2024), en croissance de plus de 10x depuis 2012, avec 14 licornes dont Qonto (5 milliards USD de valorisation), Ledger (1,5 milliard EUR) et Sorare (4,3 milliards USD). Le financement fintech en France a atteint 1,3 milliard d’euros en 2024 avec un ticket moyen de 12,6 millions d’euros sur 105 tours de table. Bpifrance finance 45 pour cent du Web3 early-stage français. Le financement Web3 en Europe a atteint 2,1 milliards d’euros en 2024, soit 21 pour cent du financement mondial.

L’adoption des crypto-actifs en France progresse : 10 pour cent de la population détient des crypto-actifs en 2024 (contre 8 pour cent en 2023), et 33 pour cent des Français manifestent une intention d’achat en 2025. La Paris Blockchain Week 2025 a attiré 10 000 participants, et RWA Paris 18 000 participants, confirmant Paris comme hub européen de la tokenisation.

SG-FORGE, filiale de Société Générale, a émis le premier covered bond tokenisé de 100 millions d’euros sur Ethereum en 2019, suivi d’une OFH de 40 millions d’euros sur Tezos en 2021 et d’une obligation verte de 10 millions d’euros en 2023. Son stablecoin EURCV atteint 452 millions de dollars de capitalisation, déployé sur Ethereum, Solana et XRP Ledger. BNP Paribas a développé AssetFoundry sur Ethereum et rejoint le Canton Network avec 3 600 milliards de dollars d’actifs. Le Crédit Agricole CIB a lancé so|bond pour les obligations numériques durables et so|cash pour la monnaie commerciale tokenisée.

Infrastructure et Projets Institutionnels

La plateforme DL3S (Distributed Ledger for Securities Settlement System) de la Banque de France, blockchain permissionnée propriétaire basée sur R3 Corda puis portée sur des environnements multi-DLT, a traité 1,59 milliard d’euros lors des essais Eurosystème 2024. Le projet Jura, achevé en novembre 2021 avec la BNS et la BRI, a testé le règlement transfrontalier EUR/CHF via la plateforme SDX avec un mécanisme de double notaire sur trois sous-réseaux. Le projet Mariana, publié en septembre 2023 avec les banques centrales de France, Singapour et Suisse, a exploré les AMM DeFi pour l’échange de wCBDC sur blockchain publique.

Le projet Agorá, lancé par la BRI avec 7 banques centrales et 41 firmes privées dont BNP Paribas, explore un registre unifié multi-devises pour les paiements transfrontaliers. Le projet Appia vise un European Shared Ledger intégrant wCBDC, monnaie commerciale tokenisée et instruments financiers tokenisés. La Caisse des Dépôts a émis 100 millions d’euros de DNN via Euroclear D-FMI réglée sur DL3S en novembre 2024. CACEIS a obtenu l’agrément MiCA en juin 2025, offrant la conservation institutionnelle d’actifs numériques sur blockchain publique Ethereum pour les fonds UCITS tokenisés avec Spiko.

L’Écosystème de Tokenisation et le Positionnement du Crédit Agricole

Le positionnement du Crédit Agricole dans l’écosystème de la tokenisation bénéficie de la dynamique globale du marché fintech français. Avec 1 145 entreprises fintech en 2024 selon KPMG et France Fintech, en croissance de plus de 10 fois depuis 2012, et 14 licornes dont Pennylane et Pigment comme nouvelles entrées en 2024, l’écosystème offre un vivier de partenaires potentiels pour les solutions blockchain du groupe. Les 54 000 emplois du secteur fintech, dont 43 000 en France contre seulement 8 000 en 2018, témoignent de la profondeur croissante du vivier de talents disponible pour le développement des plateformes so|bond et so|cash.

Le financement des fintechs françaises a atteint 1,3 milliard d’euros en 2024, en hausse de 30 pour cent par rapport à 2023, avec un ticket moyen quasi doublé à 12,6 millions d’euros contre 7,7 millions en 2023. Cette maturation du financement profite directement aux startups de l’écosystème du Crédit Agricole, notamment Kriptown dont la plateforme LISE est en attente d’approbation sous le régime pilote DLT pour son premier IPO tokenisé potentiel. Le soutien de Bpifrance, qui a couvert 45 pour cent du financement Web3 early-stage en 2023, complète la stratégie d’investissement du groupe dans les startups blockchain.

L’adoption des crypto-actifs par la population française constitue un indicateur favorable pour les activités de tokenisation du Crédit Agricole. Dix pour cent de la population française détient des crypto-actifs en 2024, et 33 pour cent des Français manifestent une intention d’acquisition en 2025, soit une hausse de 10 points par rapport à 2023 selon les données de l’ADAN. Cette démocratisation progressive des actifs numériques crée une base d’utilisateurs potentiels pour les produits tokenisés distribués par le réseau des Caisses Régionales du Crédit Agricole, premier réseau bancaire de France par le nombre d’agences.

Les événements internationaux parisiens confortent le positionnement du Crédit Agricole. La Paris Blockchain Week 2025, avec 10 000 participants de plus de 100 pays et 36 000 réunions de networking, a offert une vitrine pour les plateformes so|bond et so|cash. L’édition 2026, avec des speakers de BlackRock, Fidelity, Deutsche Bank et J.P. Morgan, attire les décideurs institutionnels mondiaux vers la place de Paris. RWA Paris, avec 18 000 participants en 2024, a mis en lumière la tokenisation d’actifs réels, segment stratégique pour le Crédit Agricole dont les activités couvrent la banque de détail, la banque de financement et d’investissement, la gestion d’actifs et les services titres. Le financement Web3 en Europe, totalisant 2,1 milliards d’euros en 2024 soit 21 pour cent du financement mondial, confirme l’émergence d’un marché européen structuré dans lequel les plateformes du Crédit Agricole sont positionnées pour capter une part croissante des flux de tokenisation obligataire et de règlement interbancaire.

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