Amundi — Premier Gestionnaire d'Actifs Européen
Amundi : premier gestionnaire d'actifs européen, filiale du Crédit Agricole, tokenisation de fonds, innovation DLT.
Amundi — Premier Gestionnaire d’Actifs Européen
Mis à jour mars 2026
Amundi est le premier gestionnaire d’actifs européen et l’un des dix premiers mondiaux, avec plus de 2 000 milliards d’euros d’actifs sous gestion. Filiale du groupe Crédit Agricole, Amundi est un acteur majeur de la transformation numérique de la gestion d’actifs en France et en Europe. L’entreprise s’intéresse activement à la tokenisation de parts de fonds d’investissement et à l’utilisation de la technologie DLT pour moderniser les processus de gestion, de distribution et de règlement-livraison des produits financiers.
Position dans l’Écosystème Financier Français
Amundi occupe une position centrale dans l’écosystème financier français en tant que filiale du Crédit Agricole, qui développe par ailleurs des plateformes blockchain innovantes. La plateforme so|bond du Crédit Agricole CIB, conçue pour les obligations numériques durables avec le protocole Proof of Climate AwaReness (PoCR), et le protocole so|cash pour la banque correspondante tokenisée, créent un environnement propice à l’intégration de la tokenisation dans la chaîne de valeur de la gestion d’actifs.
Le lien entre Amundi et CACEIS, la filiale de conservation et d’administration de fonds du Crédit Agricole qui a obtenu son agrément MiCA en juin 2025, est particulièrement stratégique. CACEIS assure la conservation des actifs numériques avec un passeport européen et a été le premier dépositaire européen à conserver un fonds UCITS monétaire de détail avec des parts nativement émises sur blockchain publique (Ethereum), en partenariat avec la fintech Spiko et le gestionnaire Twenty First Capital.
Tokenisation de Fonds d’Investissement
La tokenisation de parts de fonds d’investissement représente l’un des cas d’usage les plus prometteurs pour les gestionnaires d’actifs. BNP Paribas Asset Management a ouvert la voie en 2024 avec la première transaction B2B de token natif transfrontalier pour un fonds monétaire tokenisé au Luxembourg (blockchain privée, technologie Allfunds Blockchain), puis en 2025 avec la tokenisation d’un fonds monétaire français sur Ethereum public via la plateforme AssetFoundry.
Pour Amundi, la tokenisation offre plusieurs avantages opérationnels : la réduction des délais de règlement-livraison (de T+2/T+3 à un règlement quasi instantané), la diminution des coûts d’intermédiation, l’amélioration de la transparence grâce à la traçabilité on-chain des transactions, et la possibilité de fractionner les parts de fonds pour abaisser les tickets d’entrée et élargir la base d’investisseurs.
Cadre Réglementaire Applicable
Le cadre réglementaire français encadrant la tokenisation de fonds d’investissement repose sur plusieurs textes. La Loi PACTE de 2019 a autorisé les fonds professionnels spécialisés et les fonds de capital investissement professionnels à investir dans les actifs numériques. Le règlement MiCA (UE 2023/1114), pleinement applicable depuis le 30 décembre 2024, harmonise les règles au niveau européen.
L’AMF, qui supervise les sociétés de gestion de portefeuille en France, encadre les conditions dans lesquelles les fonds d’investissement peuvent investir dans des actifs numériques ou tokeniser leurs parts. L’Ordonnance 2024-936 du 15 octobre 2024 a transposé MiCA en droit français, créant le statut de PSCA (Prestataire de Services sur Crypto-Actifs). La période transitoire française de 18 mois s’achève le 1er juillet 2026, date à laquelle tous les prestataires devront avoir obtenu l’agrément CASP.
L’ESMA a publié les normes techniques de réglementation applicables, et l’ACPR assure la supervision prudentielle. Le régime pilote DLT européen, entré en vigueur le 23 mars 2023, offre un cadre expérimental pour les infrastructures de marché basées sur les registres distribués, permettant à des acteurs comme Euronext Paris et Euroclear France de tester des modèles innovants de règlement-livraison.
Enjeux de la Finance Durable Tokenisée
Amundi est l’un des leaders européens de la finance durable, avec une gamme étendue de fonds ESG et d’obligations vertes. La tokenisation d’instruments financiers durables constitue un domaine d’innovation particulièrement pertinent. L’obligation verte numérique de SG-FORGE de 10 millions d’euros, souscrite par AXA Investment Managers et Generali Investments en novembre 2023, a démontré la faisabilité de combiner finance durable et tokenisation sur blockchain publique.
La France est pionnière en matière d’obligations vertes souveraines, avec un encours d’OAT vertes dépassant 35 milliards d’euros et des émissions de 14,1 milliards d’euros en 2024. BNP Paribas a inclus des données ESG on-chain (coordonnées GPS des panneaux solaires financés) dans une obligation EDF, démontrant le potentiel de la blockchain pour renforcer la transparence et la traçabilité des investissements durables. Pour Amundi, la tokenisation d’instruments ESG pourrait permettre de renforcer la crédibilité des engagements climatiques et de faciliter le reporting extra-financier.
Infrastructure de Conservation et de Règlement
La conservation et le règlement des parts de fonds tokenisés nécessitent des infrastructures spécialisées. Euroclear France, en tant que dépositaire central de titres, a développé l’infrastructure D-FMI utilisée pour les essais de l’Eurosystème 2024. La Caisse des Dépôts a émis 100 millions d’euros de Digitally Native Notes (DNN) via cette infrastructure en novembre 2024, prouvant la maturité des systèmes de règlement numériques français.
La Banque de France a conduit 12 expérimentations de CBDC wholesale depuis 2020 et développé la plateforme DL3S. Les projets Jura (règlement transfrontalier EUR/CHF avec Natixis), Mariana (DeFi et CBDC avec Singapour et la Suisse) et Agorá (registre unifié multi-devises avec 7 banques centrales et 41 firmes privées) ont posé les fondations technologiques du règlement en monnaie de banque centrale numérique. La version wholesale de la CBDC sera disponible d’ici fin 2026, et le projet Appia explore un European Shared Ledger intégrant wCBDC, monnaie commerciale tokenisée et instruments financiers tokenisés.
Perspectives et Marché
Le marché financier français offre un potentiel considérable pour la tokenisation de fonds d’investissement gérés par Amundi et d’autres gestionnaires. Le marché obligataire totalise 5 600 milliards d’euros, premier marché européen devant le Royaume-Uni (5 300 milliards d’euros) et l’Allemagne (4 300 milliards d’euros). L’Agence France Trésor gère 2 602 milliards d’euros de dette négociable avec des émissions de 339,9 milliards d’euros en 2024. Le marché actions sur Euronext Paris dépasse 3 000 milliards d’euros, et le patrimoine immobilier français est évalué à plus de 26 000 milliards de dollars. L’écosystème fintech français compte 1 145 entreprises et 14 licornes, avec un financement de 1,3 milliard d’euros en 2024 et un ticket moyen quasi doublé à 12,6 millions d’euros.
L’adoption des crypto-actifs en France progresse régulièrement : 10 % de la population détenait des crypto-actifs en 2024, et 33 % des Français envisageaient d’en acquérir en 2025. Le soutien de Bpifrance à l’écosystème Web3 (45 % du financement early-stage en 2023) contribue à structurer un marché dans lequel Amundi peut déployer des solutions de gestion d’actifs tokenisés à grande échelle. Le stablecoin EURCV de SG-FORGE, atteignant 452 millions de dollars de capitalisation et déployé sur Ethereum, Solana et XRP Ledger, offre un instrument de règlement en euros conforme MiCA que les gestionnaires d’actifs peuvent utiliser pour le règlement de transactions sur parts de fonds tokenisés. Les sanctions de l’AMF (29,4 millions d’euros en 2024, les montants les plus élevés en Europe) renforcent la crédibilité du cadre réglementaire français et la confiance des investisseurs institutionnels dans l’écosystème de la tokenisation.
La Société Générale, via SG-FORGE, a émis des obligations tokenisées depuis 2019 sur Ethereum, Tezos et Canton Network, couvrant les covered bonds, les OFH, les obligations vertes numériques et les billets de trésorerie. Natixis a participé au projet Jura de règlement transfrontalier en wCBDC EUR/CHF en 2021. L’Autorité de la Concurrence veille à ce que l’accès au marché reste ouvert à l’ensemble des acteurs. L’euro numérique retail, en phase de préparation avec une première émission potentielle en 2029, et la wCBDC wholesale disponible d’ici fin 2026, créent de nouvelles perspectives pour la distribution et le règlement de fonds tokenisés gérés par Amundi dans l’ensemble de la zone euro.
Le marché immobilier français, évalué à plus de 26 000 milliards de dollars de valeur totale d’actifs, représente un autre segment de tokenisation pertinent pour Amundi. La tokenisation immobilière permettrait de fractionner des actifs traditionnellement illiquides, d’abaisser les tickets d’entrée et de créer de la liquidité secondaire. Les transactions résidentielles ont atteint 780 000 en 2024 (en baisse de 17 % par rapport à 2023), avec un prix médian au mètre carré à Paris de 9 490 euros. La reprise de la production de crédit immobilier (+71 % par rapport à l’année précédente) et la baisse des taux (de 4,21 % fin 2023 à environ 3,1 % en 2025) pourraient stimuler l’intérêt pour les produits immobiliers tokenisés. L’AMF a fermé 181 sites frauduleux en 2024, et plus de 1 500 entités figurent sur ses listes noires, ce qui renforce la nécessité pour les investisseurs institutionnels comme Amundi de n’opérer qu’avec des prestataires dûment enregistrés et agréés. Les pertes moyennes des victimes de fraude atteignent 30 000 euros par personne, pour un total estimé à 300 millions d’euros, soulignant l’importance d’un cadre réglementaire solide pour protéger les investisseurs.
Lien externe : Amundi
La Tokenisation — L’encyclopédie francophone de la tokenisation des actifs numériques
Intégration de la Tokenisation dans la Chaîne de Valeur
L’intégration de la tokenisation dans la chaîne de valeur de la gestion d’actifs d’Amundi représente un projet de transformation structurelle qui concerne l’ensemble des processus opérationnels : de la souscription et du rachat de parts de fonds à la gestion des positions, en passant par la valorisation, le reporting et la distribution transfrontalière.
La tokenisation de parts de fonds sur blockchain publique, telle que réalisée par BNP Paribas Asset Management sur Ethereum via AssetFoundry en 2025 et par CACEIS avec Spiko pour un fonds UCITS monétaire, constitue un modèle que Amundi pourrait adapter à sa gamme de produits. En tant que premier gestionnaire d’actifs européen avec plus de 2 000 milliards d’euros d’actifs sous gestion, Amundi dispose de la taille critique nécessaire pour justifier les investissements technologiques et organisationnels requis par la tokenisation à grande échelle.
L’appartenance d’Amundi au groupe Crédit Agricole crée des synergies naturelles avec les plateformes so|bond et so|cash développées par Crédit Agricole CIB et avec les services de conservation de CACEIS. Le protocole PoCR (Proof of Climate AwaReness) de so|bond est particulièrement pertinent pour Amundi, qui est l’un des leaders européens de la finance durable avec une gamme étendue de fonds ESG. La tokenisation d’instruments financiers durables sur so|bond permettrait à Amundi de renforcer la traçabilité et la vérifiabilité de ses engagements climatiques.
La distribution transfrontalière de fonds tokenisés constitue un avantage stratégique potentiel pour Amundi. Le passeport CASP MiCA de CACEIS, couvrant les 27 États membres de l’UE, facilite la conservation et la distribution d’actifs numériques à l’échelle européenne. La tokenisation pourrait simplifier les processus de souscription et de rachat transfrontaliers, réduire les coûts d’intermédiation liés aux agents de transfert et aux correspondants locaux, et améliorer la transparence des frais pour les investisseurs.
L’AMF a prononcé 29,4 millions d’euros de sanctions en 2024 et fermé 181 sites frauduleux, renforçant la protection des investisseurs dans les produits de gestion d’actifs. Le financement fintech en France a atteint 1,3 milliard d’euros en 2024 avec un ticket moyen de 12,6 millions d’euros. L’adoption des crypto-actifs (10 % de détenteurs en 2024, 33 % d’intention d’achat en 2025) et le financement Web3 en Europe (2,1 milliards d’euros en 2024) créent un environnement favorable à la tokenisation de fonds d’investissement gérés par Amundi. Le financement cumulé du secteur blockchain français atteint 1,3 milliard d’euros sur 120 tours de table depuis 2017, soutenu par Bpifrance, créant un vivier de partenaires technologiques pour Amundi dans la modernisation de ses processus de gestion d’actifs par la tokenisation.
La wCBDC wholesale, disponible d’ici fin 2026, et le projet Appia pour un European Shared Ledger intégrant wCBDC, monnaie commerciale tokenisée et instruments financiers tokenisés, créeront de nouvelles modalités de règlement pour les parts de fonds tokenisés gérés par Amundi. La Paris Blockchain Week, attirant plus de 10 000 participants en 2025 avec des speakers de BlackRock, Fidelity et Deutsche Bank, confirme l’intérêt croissant des gestionnaires d’actifs mondiaux pour les opportunités de tokenisation que Amundi, en tant que premier gestionnaire d’actifs européen, est idéalement positionné pour capter.
Contexte Réglementaire et Données de Marché
L’AMF a enregistré plus de 100 PSAN depuis mars 2020, avec Coinhouse comme premier enregistré (E2020-001). Deux agréments PSAN ont été délivrés : SG-FORGE le 18 juillet 2023 et Deblock en novembre 2024. L’AMF a prononcé 29,4 millions d’euros de sanctions disciplinaires en 2024, un record européen selon l’ESMA, incluant 42 sanctions financières disciplinaires et 9 accords transactionnels administratifs. L’Autorité a fermé 181 sites frauduleux (117 par décision de justice, 64 par injonction) et ouvert 56 nouvelles enquêtes. Plus de 1 500 entités figurent sur les listes noires de l’AMF, et les pertes moyennes des victimes de fraude crypto atteignent 30 000 euros pour un total estimé à 300 millions d’euros.
Le règlement MiCA (UE 2023/1114), pleinement applicable depuis le 30 décembre 2024, a été transposé en droit français par l’ordonnance 2024-936 du 15 octobre 2024. La période transitoire française de 18 mois s’achève le 1er juillet 2026. Six licences CASP MiCA ont été délivrées en France, sur plus de 40 au niveau européen — l’Allemagne menant avec 18 licences, suivie des Pays-Bas (14), de la France (6) et de Malte (6). Les exigences de capital minimum sous MiCA sont de 50 000 EUR pour le conseil, 125 000 EUR pour la conservation et l’échange, et 150 000 EUR pour les plateformes de négociation.
La Banque de France a mené 12 expérimentations de CBDC wholesale via sa plateforme DL3S entre 2020 et 2024, sélectionnant 8 consortiums sur 40 candidatures reçues. Les essais Eurosystème 2024 ont impliqué 40 entités de 9 juridictions. La wCBDC wholesale sera disponible en version initiale fin 2026. Le marché obligataire français totalise 5 600 milliards d’euros d’encours, premier en Europe, avec une dette souveraine de 2 602 milliards d’euros au 31 décembre 2024 et des émissions moyen-long terme de 339,9 milliards d’euros en 2024 à un rendement moyen pondéré de 2,91 pour cent.
Infrastructure et Projets Institutionnels
La plateforme DL3S (Distributed Ledger for Securities Settlement System) de la Banque de France, blockchain permissionnée propriétaire basée sur R3 Corda puis portée sur des environnements multi-DLT, a traité 1,59 milliard d’euros lors des essais Eurosystème 2024. Le projet Jura, achevé en novembre 2021 avec la BNS et la BRI, a testé le règlement transfrontalier EUR/CHF via la plateforme SDX avec un mécanisme de double notaire sur trois sous-réseaux. Le projet Mariana, publié en septembre 2023 avec les banques centrales de France, Singapour et Suisse, a exploré les AMM DeFi pour l’échange de wCBDC sur blockchain publique.
Le projet Agorá, lancé par la BRI avec 7 banques centrales et 41 firmes privées dont BNP Paribas, explore un registre unifié multi-devises pour les paiements transfrontaliers. Le projet Appia vise un European Shared Ledger intégrant wCBDC, monnaie commerciale tokenisée et instruments financiers tokenisés. La Caisse des Dépôts a émis 100 millions d’euros de DNN via Euroclear D-FMI réglée sur DL3S en novembre 2024. CACEIS a obtenu l’agrément MiCA en juin 2025, offrant la conservation institutionnelle d’actifs numériques sur blockchain publique Ethereum pour les fonds UCITS tokenisés avec Spiko.
Stratégie de Distribution Transfrontalière et Fonds Tokenisés
La distribution transfrontalière de fonds d’investissement constitue l’un des cas d’usage les plus transformateurs de la tokenisation pour Amundi. Le modèle actuel de distribution de fonds UCITS en Europe repose sur un réseau complexe d’agents de transfert, de correspondants locaux, de plateformes de distribution et de dépositaires nationaux, générant des coûts d’intermédiation significatifs et des délais de règlement-livraison de T+2 à T+3. La tokenisation de parts de fonds sur blockchain, combinée au passeport CASP MiCA de CACEIS, permet d’envisager un modèle de distribution directe dans lequel les parts tokenisées circulent sur un registre distribué accessible dans les 27 États membres de l’UE.
Le protocole so|cash développé par le Crédit Agricole CIB, testé avec succès lors des essais DLT de la BCE en 2024 avec règlement en wCBDC via la plateforme DL3S de la Banque de France, offre un mécanisme de règlement interbancaire tokenisé qui pourrait être utilisé pour le règlement de souscriptions et de rachats de parts de fonds tokenisés gérés par Amundi. La démonstration réussie de ce protocole avec BNP Paribas, Santander et SEB comme partenaires interbancaires, et Société Générale comme observateur, valide la faisabilité d’un modèle sans plateforme centralisée pour les opérations interbancaires liées à la distribution de fonds.
La gestion indicielle, domaine dans lequel Amundi est l’un des leaders européens avec sa gamme Amundi ETF, pourrait particulièrement bénéficier de la tokenisation. Les ETF tokenisés sur blockchain publique permettraient une création et un rachat de parts quasi instantanés, une réduction des écarts de prix entre la valeur liquidative et le prix de marché, et une transparence accrue sur la composition du portefeuille sous-jacent. La plateforme AssetFoundry de BNP Paribas, qui a déjà tokenisé des fonds monétaires sur Ethereum public avec un modèle d’accès permissionné, constitue un précédent technique pour la tokenisation d’ETF sur blockchain publique.
L’investissement responsable et la finance durable, axes stratégiques majeurs d’Amundi, trouvent dans la tokenisation un accélérateur de transparence et de vérifiabilité. L’intégration de données ESG on-chain, telle que réalisée par BNP Paribas pour l’obligation EDF avec les coordonnées GPS des panneaux solaires financés, ouvre la voie à des fonds d’investissement tokenisés dont l’impact environnemental et social serait vérifiable en temps réel sur la blockchain. Pour Amundi, dont les encours ESG représentent une part croissante des actifs sous gestion, cette fonctionnalité renforcerait la crédibilité des engagements climatiques et faciliterait la conformité avec la réglementation SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation) et la taxonomie européenne.
Le marché institutionnel japonais, dans lequel Amundi est présent via sa joint-venture avec Nomura, représente un autre terrain d’expansion pour les fonds tokenisés. Le Japon a adopté un cadre réglementaire favorable à la tokenisation de titres financiers, et plusieurs gestionnaires d’actifs japonais expérimentent la tokenisation de fonds immobiliers et obligataires. La capacité d’Amundi à proposer des fonds UCITS européens tokenisés accessibles depuis le Japon via des accords de distribution transfrontaliers constituerait un avantage compétitif dans un marché où la demande institutionnelle pour les actifs numériques réglementés est en forte croissance.
L’intégration des stablecoins dans les processus de gestion d’actifs constitue un enjeu opérationnel que Amundi devra adresser. L’EURCV de SG-FORGE, déployé sur Ethereum, Solana et XRP Ledger avec une capitalisation de 452 millions de dollars, et l’USD CoinVertible lancé en juillet 2025, offrent des instruments de règlement conformes MiCA utilisables pour les souscriptions, les rachats et les paiements de dividendes sur les fonds tokenisés. Le CAST Framework open-source de SG-FORGE, intégrant la conformité AML de manière native, facilite l’interopérabilité entre les différentes plateformes de tokenisation et les systèmes de gestion de portefeuille des gestionnaires d’actifs.