Dette Négociable France: 2 602 Mds EUR ▲ +3,2% | PSAN Enregistrés AMF: 147 ▲ +23 | Émissions OAT 2024: 339,9 Mds EUR | OAT Vertes Encours: 83 Mds EUR ▲ +17% | Taux Moyen OAT: 2,91% ▼ -0,3% | Obligations Vertes 2024: 14,1 Mds EUR | Loi PACTE: Mai 2019 | MiCA Entrée en Vigueur: Déc 2024 | Dette Négociable France: 2 602 Mds EUR ▲ +3,2% | PSAN Enregistrés AMF: 147 ▲ +23 | Émissions OAT 2024: 339,9 Mds EUR | OAT Vertes Encours: 83 Mds EUR ▲ +17% | Taux Moyen OAT: 2,91% ▼ -0,3% | Obligations Vertes 2024: 14,1 Mds EUR | Loi PACTE: Mai 2019 | MiCA Entrée en Vigueur: Déc 2024 |
Institution

AXA Investment Managers — Gestion d'Actifs et Tokenisation

AXA Investment Managers : investisseur dans les obligations vertes numériques SG-FORGE, gestion d'actifs et tokenisation en France.

AXA Investment Managers — Gestion d’Actifs et Tokenisation

Mis à jour mars 2026

AXA Investment Managers (AXA IM) est l’un des plus grands gestionnaires d’actifs européens et un acteur de premier plan dans l’adoption institutionnelle de la tokenisation en France. Filiale de gestion d’actifs du groupe AXA, AXA IM gère des centaines de milliards d’euros d’actifs pour le compte d’investisseurs institutionnels et particuliers à travers le monde. En novembre 2023, AXA IM a souscrit à la première obligation verte numérique émise par SG-FORGE sur Ethereum, un investissement de 10 millions d’euros à 3 ans qui illustre l’intérêt croissant des gestionnaires d’actifs institutionnels pour les instruments financiers tokenisés.

Investissement dans les Obligations Vertes Numériques

Le 30 novembre 2023, SG-FORGE, filiale de Société Générale, a émis sa première obligation verte numérique (Green Bond Digital) de 10 millions d’euros sur la blockchain Ethereum. Cette obligation de rang senior préféré non sécurisé, d’une maturité de 3 ans, a été placée en privé auprès de deux investisseurs institutionnels : AXA Investment Managers et Generali Investments. La participation d’AXA IM à cette émission constitue un signal fort pour l’industrie de la tokenisation : elle démontre que les gestionnaires d’actifs de premier plan sont prêts à investir dans des instruments financiers natifs sur blockchain.

Cette obligation verte numérique combine deux tendances majeures des marchés de capitaux : la finance durable et la tokenisation. La France est le premier pays au monde à avoir émis une obligation verte souveraine de taille benchmark, avec un encours d’OAT vertes dépassant 35 milliards d’euros en avril 2024 et des émissions totales d’obligations vertes de 14,1 milliards d’euros en 2024 via l’Agence France Trésor. L’émission de SG-FORGE souscrite par AXA IM s’inscrit dans cette dynamique française de leadership en matière de finance verte et de tokenisation.

Rôle dans l’Écosystème de la Gestion d’Actifs Tokenisés

La gestion d’actifs constitue l’un des secteurs les plus prometteurs pour la tokenisation. La tokenisation de parts de fonds d’investissement permet de réduire les délais de règlement-livraison, d’abaisser les coûts opérationnels, d’améliorer la transparence et de faciliter la distribution transfrontalière. BNP Paribas Asset Management a réalisé en 2024 la première transaction B2B de token natif transfrontalier pour un fonds monétaire tokenisé au Luxembourg, suivie en 2025 par la tokenisation d’un fonds monétaire français sur Ethereum public via la plateforme AssetFoundry.

AXA IM, en tant qu’investisseur institutionnel majeur, contribue à créer la demande nécessaire au développement du marché des instruments financiers tokenisés. La souscription à l’obligation verte numérique de SG-FORGE illustre la capacité des gestionnaires d’actifs à intégrer les tokens de sécurité dans leurs portefeuilles, ouvrant la voie à une adoption plus large par l’industrie de la gestion d’actifs.

Contexte du Marché Français de la Gestion d’Actifs

La France est l’un des principaux centres européens de gestion d’actifs, avec des acteurs comme AXA IM, Amundi (premier gestionnaire d’actifs européen et filiale du Crédit Agricole), et Natixis Investment Managers. L’écosystème financier français, adossé au premier marché obligataire européen (5 600 milliards d’euros) et à Euronext Paris (capitalisation du CAC 40 de 2 480,8 milliards d’euros en mars 2025), offre un terrain fertile pour le développement de la gestion d’actifs tokenisés.

Le cadre réglementaire français, structuré par la Loi PACTE de 2019 et le règlement MiCA, autorise les fonds professionnels spécialisés et les fonds de capital investissement professionnels à investir dans les actifs numériques sous certaines conditions. Cette ouverture réglementaire permet aux gestionnaires d’actifs comme AXA IM d’intégrer progressivement les instruments tokenisés dans leur offre de gestion.

Enjeux Réglementaires pour les Gestionnaires d’Actifs

L’investissement dans des obligations tokenisées comme celle de SG-FORGE soulève des questions réglementaires spécifiques pour les gestionnaires d’actifs. La conformité avec les directives UCITS et AIFMD, les exigences de valorisation quotidienne, les règles de conservation des actifs et les obligations de reporting aux régulateurs doivent être adaptées au contexte des actifs numériques.

L’AMF supervise les sociétés de gestion de portefeuille en France et a établi des lignes directrices pour l’investissement dans les actifs numériques. L’ACPR assure la supervision prudentielle des acteurs financiers, tandis que l’ESMA coordonne la réglementation au niveau européen. La transition vers le régime CASP MiCA, dont la période transitoire française s’achève le 1er juillet 2026, clarifie le cadre applicable aux prestataires de services sur crypto-actifs et renforce la sécurité juridique pour les investisseurs institutionnels.

CACEIS, filiale de conservation et d’administration de fonds du Crédit Agricole, a obtenu son agrément MiCA en juin 2025 couvrant la conservation d’actifs numériques, la transmission d’ordres et les services de transfert. Cet agrément, assorti d’un passeport européen, permet à CACEIS de fournir des services de conservation d’actifs numériques aux gestionnaires d’actifs comme AXA IM dans l’ensemble de l’Union européenne, facilitant l’adoption institutionnelle de la tokenisation.

Potentiel de la Tokenisation pour la Gestion d’Actifs

Les perspectives de développement de la tokenisation dans la gestion d’actifs sont considérables. Le marché des fonds monétaires tokenisés est en plein essor, avec les initiatives de BNP Paribas AM et de Bpifrance qui soutient l’écosystème Web3 à hauteur de 45 % du financement early-stage en 2023. La tokenisation de parts de fonds permet la fractionnalisation (accès à des tickets d’entrée réduits), le règlement instantané (contre T+2 ou T+3 actuellement), la transparence accrue (traçabilité on-chain des transactions) et la distribution transfrontalière simplifiée via le passeport MiCA.

Le marché financier français, avec ses 5 600 milliards d’euros d’obligations, plus de 3 000 milliards d’euros d’actions cotées et plus de 26 000 milliards de dollars d’actifs immobiliers, représente un potentiel de tokenisation considérable pour les gestionnaires d’actifs. AXA IM, en tant qu’investisseur précoce dans les obligations numériques, se positionne pour capter les opportunités offertes par cette transformation structurelle des marchés de capitaux.

Infrastructure de Règlement et Conservation

L’investissement dans des instruments tokenisés requiert des infrastructures de règlement-livraison et de conservation adaptées. Euroclear France, en tant que dépositaire central de titres, a développé l’infrastructure D-FMI (Digital Financial Market Infrastructure) utilisée lors des essais de l’Eurosystème 2024. La Caisse des Dépôts a émis 100 millions d’euros de Digitally Native Notes (DNN) via cette infrastructure en novembre 2024, démontrant sa maturité opérationnelle.

La Banque de France a conduit 12 expérimentations de CBDC wholesale depuis 2020, développé la plateforme DL3S et participé aux projets internationaux Jura (règlement transfrontalier EUR/CHF avec Natixis), Mariana (DeFi et CBDC) et Agorá (registre unifié multi-devises avec 7 banques centrales et 41 firmes privées). Les essais de l’Eurosystème 2024, menés de mai à novembre avec 40 entités de 9 juridictions, ont testé le Delivery versus Payment et les paiements wholesale en monnaie de banque centrale. La version wholesale de la CBDC sera disponible pour les établissements bancaires d’ici fin 2026.

L’écosystème français de la tokenisation offre un environnement favorable pour les gestionnaires d’actifs. L’AMF a prononcé 29,4 millions d’euros de sanctions en 2024, les montants les plus élevés en Europe, renforçant la crédibilité réglementaire du marché français. Plus de 100 PSAN sont enregistrés auprès de l’AMF, et six licences CASP MiCA ont été délivrées en France. L’écosystème fintech français compte 1 145 entreprises et 14 licornes, avec un financement de 1,3 milliard d’euros en 2024. L’adoption des crypto-actifs en France progresse : 10 % de détenteurs en 2024 et 33 % d’intention d’achat en 2025. Bpifrance soutient l’écosystème Web3 à hauteur de 45 % du financement early-stage, contribuant à la création d’un marché structuré dans lequel AXA IM peut déployer des stratégies d’investissement dans les actifs tokenisés. La dette publique française, à 113 % du PIB en 2024 avec un encours de 2 602 milliards d’euros géré par l’Agence France Trésor, et les émissions record d’OAT vertes constituent un gisement d’obligations tokenisables auquel AXA IM peut accéder en tant qu’investisseur institutionnel.

Le projet d’euro numérique retail, en préparation avec une première émission potentielle en 2029, et la wCBDC wholesale disponible d’ici fin 2026 via le projet Pontes de la Banque de France, modifieront les modalités de règlement des transactions sur titres et créeront de nouvelles opportunités pour les gestionnaires d’actifs. La Société Générale, via SG-FORGE, a émis des obligations tokenisées depuis 2019 sur Ethereum, Tezos et Canton Network, démontrant la maturité technologique des solutions disponibles. L’Autorité de la Concurrence veille à ce que le marché de la tokenisation reste ouvert et compétitif, un enjeu important pour les investisseurs institutionnels comme AXA IM qui doivent pouvoir accéder aux meilleurs produits et plateformes sans être captifs d’un seul fournisseur.

L’AMF a fermé 181 sites frauduleux en 2024, et plus de 1 500 entités figurent sur ses listes noires. Les pertes moyennes des victimes atteignent 30 000 euros. Pour les gestionnaires d’actifs comme AXA IM, la robustesse du cadre de supervision français constitue un facteur de confiance essentiel pour l’investissement dans les obligations numériques et les instruments tokenisés.

Lien externe : AXA Investment Managers


La Tokenisation — L’encyclopédie francophone de la tokenisation des actifs numériques

Adoption Institutionnelle et Transformation de la Gestion d’Actifs

L’investissement d’AXA IM dans l’obligation verte numérique de SG-FORGE s’inscrit dans une tendance plus large d’adoption institutionnelle de la tokenisation par les gestionnaires d’actifs européens. La capacité des gestionnaires d’actifs à intégrer des instruments tokenisés dans leurs portefeuilles dépend de la résolution de plusieurs enjeux opérationnels et réglementaires : la valorisation quotidienne des actifs numériques, la compatibilité avec les systèmes de gestion de portefeuille existants, la conformité avec les directives UCITS et AIFMD, et la disponibilité de services de conservation réglementés.

L’agrément CASP MiCA obtenu par CACEIS en juin 2025, avec un passeport européen pour les 27 États membres, répond directement au besoin de conservation réglementée des actifs numériques pour les gestionnaires d’actifs. En tant que dépositaire du groupe Crédit Agricole, CACEIS peut désormais offrir un service intégré de conservation couvrant à la fois les actifs traditionnels et les actifs numériques, simplifiant l’adoption de la tokenisation par les gestionnaires d’actifs comme AXA IM.

La convergence entre la finance durable et la tokenisation représente un axe stratégique pour AXA IM. L’obligation verte numérique de SG-FORGE combine la traçabilité on-chain des flux financiers avec les exigences de reporting ESG, permettant une vérification en temps réel de l’utilisation des fonds. L’intégration de données ESG on-chain par BNP Paribas dans une obligation EDF (coordonnées GPS des panneaux solaires financés) illustre le potentiel de la blockchain pour renforcer la crédibilité des engagements climatiques des émetteurs. Pour AXA IM, ces innovations ouvrent la voie à des stratégies d’investissement durable plus transparentes et vérifiables.

L’écosystème français de la gestion d’actifs tokenisés bénéficie du cadre réglementaire clair instauré par la Loi PACTE et harmonisé par MiCA, de la présence d’infrastructures de marché robustes (Euroclear D-FMI, DL3S de la Banque de France), et du soutien de Bpifrance à l’écosystème Web3 (45 % du financement early-stage en 2023). La Paris Blockchain Week attire plus de 10 000 participants, avec des speakers de BlackRock, Fidelity et Deutsche Bank confirmés pour 2026, témoignant de l’intérêt croissant des gestionnaires d’actifs mondiaux pour les opportunités de tokenisation en France et en Europe. L’adoption des crypto-actifs par le grand public (10 % de détenteurs en 2024, 33 % d’intention d’achat en 2025) crée une demande croissante pour des produits d’investissement tokenisés que les gestionnaires d’actifs comme AXA IM sont bien positionnés pour satisfaire.

Le marché financier français offre un potentiel considérable pour la tokenisation des produits de gestion d’actifs. Le marché obligataire totalise 5 600 milliards d’euros, le premier marché européen, et les émissions d’OAT vertes ont atteint 14,1 milliards d’euros en 2024 incluant une OAT verte record de 8 milliards d’euros. Le financement fintech en France a atteint 1,3 milliard d’euros en 2024 avec un ticket moyen quasi doublé à 12,6 millions d’euros. Le patrimoine immobilier français, évalué à plus de 26 000 milliards de dollars, constitue un autre segment de tokenisation pertinent pour les stratégies d’investissement diversifiées d’AXA IM. La wCBDC wholesale, disponible d’ici fin 2026, et le projet Appia pour un European Shared Ledger créeront de nouvelles opportunités pour le règlement des transactions sur les instruments tokenisés dans lesquels AXA IM investit.

Contexte Réglementaire et Données de Marché

L’AMF a enregistré plus de 100 PSAN depuis mars 2020, avec Coinhouse comme premier enregistré (E2020-001). Deux agréments PSAN ont été délivrés : SG-FORGE le 18 juillet 2023 et Deblock en novembre 2024. L’AMF a prononcé 29,4 millions d’euros de sanctions disciplinaires en 2024, un record européen selon l’ESMA, incluant 42 sanctions financières disciplinaires et 9 accords transactionnels administratifs. L’Autorité a fermé 181 sites frauduleux (117 par décision de justice, 64 par injonction) et ouvert 56 nouvelles enquêtes. Plus de 1 500 entités figurent sur les listes noires de l’AMF, et les pertes moyennes des victimes de fraude crypto atteignent 30 000 euros pour un total estimé à 300 millions d’euros.

Le règlement MiCA (UE 2023/1114), pleinement applicable depuis le 30 décembre 2024, a été transposé en droit français par l’ordonnance 2024-936 du 15 octobre 2024. La période transitoire française de 18 mois s’achève le 1er juillet 2026. Six licences CASP MiCA ont été délivrées en France, sur plus de 40 au niveau européen — l’Allemagne menant avec 18 licences, suivie des Pays-Bas (14), de la France (6) et de Malte (6). Les exigences de capital minimum sous MiCA sont de 50 000 EUR pour le conseil, 125 000 EUR pour la conservation et l’échange, et 150 000 EUR pour les plateformes de négociation.

La Banque de France a mené 12 expérimentations de CBDC wholesale via sa plateforme DL3S entre 2020 et 2024, sélectionnant 8 consortiums sur 40 candidatures reçues. Les essais Eurosystème 2024 ont impliqué 40 entités de 9 juridictions. La wCBDC wholesale sera disponible en version initiale fin 2026. Le marché obligataire français totalise 5 600 milliards d’euros d’encours, premier en Europe, avec une dette souveraine de 2 602 milliards d’euros au 31 décembre 2024 et des émissions moyen-long terme de 339,9 milliards d’euros en 2024 à un rendement moyen pondéré de 2,91 pour cent.

Infrastructure et Projets Institutionnels

La plateforme DL3S (Distributed Ledger for Securities Settlement System) de la Banque de France, blockchain permissionnée propriétaire basée sur R3 Corda puis portée sur des environnements multi-DLT, a traité 1,59 milliard d’euros lors des essais Eurosystème 2024. Le projet Jura, achevé en novembre 2021 avec la BNS et la BRI, a testé le règlement transfrontalier EUR/CHF via la plateforme SDX avec un mécanisme de double notaire sur trois sous-réseaux. Le projet Mariana, publié en septembre 2023 avec les banques centrales de France, Singapour et Suisse, a exploré les AMM DeFi pour l’échange de wCBDC sur blockchain publique.

Le projet Agorá, lancé par la BRI avec 7 banques centrales et 41 firmes privées dont BNP Paribas, explore un registre unifié multi-devises pour les paiements transfrontaliers. Le projet Appia vise un European Shared Ledger intégrant wCBDC, monnaie commerciale tokenisée et instruments financiers tokenisés. La Caisse des Dépôts a émis 100 millions d’euros de DNN via Euroclear D-FMI réglée sur DL3S en novembre 2024. CACEIS a obtenu l’agrément MiCA en juin 2025, offrant la conservation institutionnelle d’actifs numériques sur blockchain publique Ethereum pour les fonds UCITS tokenisés avec Spiko.

Gestion du Risque et Due Diligence sur les Actifs Tokenisés

L’investissement dans des obligations tokenisées et des instruments financiers émis sur blockchain impose aux gestionnaires d’actifs comme AXA IM un cadre de due diligence adapté aux risques spécifiques de la technologie DLT. Au-delà des analyses de crédit traditionnelles portant sur la solvabilité de l’émetteur et la qualité de la structure obligataire, AXA IM doit évaluer des risques technologiques propres aux actifs numériques : risque de smart contract (vulnérabilités dans le code des contrats intelligents qui contrôlent les droits des porteurs), risque d’infrastructure blockchain (disponibilité et sécurité de la blockchain sous-jacente), risque de conservation (robustesse des procédures de gestion des clés cryptographiques par le dépositaire) et risque de liquidité numérique (capacité à céder l’actif tokenisé sur un marché secondaire).

L’obligation verte numérique de SG-FORGE souscrite par AXA IM en novembre 2023 a été émise sur Ethereum, une blockchain publique dont le fonctionnement repose sur un mécanisme de consensus Proof-of-Stake validé par des milliers de validateurs indépendants. Ce choix technologique offre une résilience supérieure à celle des blockchains privées, mais expose les porteurs aux risques inhérents à une infrastructure publique : congestion du réseau, volatilité des frais de gas pour les transactions, et dépendance à un écosystème décentralisé sur lequel aucun acteur individuel n’exerce de contrôle total.

La conservation des obligations tokenisées détenues par AXA IM requiert un dépositaire disposant de l’expertise technique et de l’agrément réglementaire nécessaires. L’agrément CASP MiCA obtenu par CACEIS en juin 2025 répond à cette exigence en offrant un service de conservation institutionnel pour les crypto-actifs, assorti des garanties de ségrégation des actifs et de protection contre l’insolvabilité du dépositaire exigées par le règlement MiCA. Pour AXA IM, la disponibilité d’un dépositaire de cette envergure — filiale du Crédit Agricole, l’un des plus grands groupes bancaires européens — constitue un facteur déterminant dans la décision d’investir dans des actifs tokenisés.

La valorisation des obligations tokenisées pose des défis spécifiques pour les gestionnaires d’actifs. Contrairement aux obligations cotées sur des marchés réglementés qui disposent de prix de marché en continu, les obligations tokenisées émises par placement privé — comme l’obligation verte de SG-FORGE — sont valorisées sur la base de modèles qui intègrent le spread de crédit de l’émetteur, la courbe des taux de référence et une éventuelle prime d’illiquidité. L’absence de marché secondaire liquide pour les security tokens impose aux gestionnaires d’actifs de développer des méthodologies de valorisation adaptées et de les faire valider par leurs commissaires aux comptes.

Le cadre de reporting réglementaire applicable aux investissements d’AXA IM dans les actifs tokenisés fait intervenir plusieurs réglementations : Solvabilité II (pour les investissements réalisés pour le compte des compagnies d’assurance du groupe AXA), les directives UCITS et AIFMD (pour les fonds de gestion collective), et la réglementation SFDR (pour le reporting des caractéristiques ESG de l’obligation verte numérique). L’AMF a publié des recommandations sur la classification et le reporting des actifs numériques détenus par les organismes de placement collectif, et l’ESMA travaille à l’harmonisation européenne de ces exigences.

L’expérience acquise par AXA IM à travers son investissement dans l’obligation verte numérique de SG-FORGE constitue un précédent pour l’ensemble de l’industrie européenne de la gestion d’actifs. En démontrant que les processus internes d’un grand gestionnaire d’actifs — comité d’investissement, due diligence, valorisation, conservation, reporting — peuvent être adaptés aux instruments tokenisés, AXA IM ouvre la voie à une adoption plus large par ses pairs. Les 12 expérimentations de CBDC wholesale menées par la Banque de France et la mise en production prévue de la wCBDC d’ici fin 2026 renforceront la sécurité de règlement des actifs tokenisés, un facteur déterminant pour les gestionnaires d’actifs institutionnels soumis à des obligations fiduciaires strictes envers leurs clients.

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