Bpifrance — Banque Publique d'Investissement et Web3
Bpifrance : 45% du financement Web3 early-stage en France, fonds Web3, soutien à l'écosystème blockchain.
Bpifrance — Banque Publique d’Investissement et Web3
Mis à jour mars 2026
Bpifrance, la banque publique d’investissement française, joue un rôle structurant dans le développement de l’écosystème Web3 et blockchain en France. En 2023, Bpifrance a soutenu 45 % du financement early-stage Web3 en France, une proportion qui témoigne de l’engagement de l’État français dans le développement de l’économie numérique. Le fonds Web3 dédié de Bpifrance, consacré à l’écosystème blockchain, constitue un outil de politique industrielle majeur pour positionner la France comme un hub européen de la tokenisation et des actifs numériques.
Rôle dans le Financement de l’Écosystème Web3
Le financement de l’écosystème Web3 en France a atteint des niveaux significatifs grâce au soutien de Bpifrance. L’investissement cumulé dans le secteur blockchain français depuis 2017 s’élève à 1,3 milliard d’euros, répartis sur environ 120 tours de table. En 2021, année record, les startups blockchain françaises ont levé 1,1 milliard d’euros, représentant 9,4 % des 11,7 milliards d’euros levés par l’ensemble des startups françaises.
Bpifrance intervient principalement dans les phases early-stage, là où le marché privé du capital-risque est le plus fragile. La présence des investisseurs français dans les startups blockchain est significative aux premiers stades — 58 % des startups blockchain ayant levé des fonds ont un investisseur français (business angel ou fonds) — mais se raréfie aux stades avancés, un défi structurel que Bpifrance contribue à pallier.
Le financement Web3 en Europe a atteint 2,1 milliards d’euros en 2024, représentant 21 % du financement mondial, contre 4,6 milliards d’euros (47 %) pour les États-Unis. En France, le montant total du financement fintech en 2024 s’élève à 1,3 milliard d’euros, en hausse de 30 % par rapport à 2023, avec un ticket moyen quasi doublé à 12,6 millions d’euros. Le soutien de Bpifrance est d’autant plus crucial que 68 % des investisseurs dans le Web3 européen sont des investisseurs extérieurs, un enjeu de souveraineté que la banque publique contribue à adresser.
Soutien aux Acteurs de la Tokenisation
L’écosystème français de la tokenisation compte des acteurs majeurs qui ont bénéficié directement ou indirectement du soutien de Bpifrance. Les principaux secteurs soutenus comprennent l’infrastructure et la sécurité (avec des entreprises comme Ledger et Kiln), la DeFi (Morpho Labs, Aplo, Flowdesk, CrunchDAO), les données et l’analytics (Kaiko), les exchanges et services (Coinhouse, Paymium, StackinSat), et la tokenisation de real-world assets (Spiko, Kriptown).
La répartition des startups Web3 françaises par catégorie montre que le secteur fintech/DeFi représente 29 % des entreprises, l’infrastructure et les protocoles 27 %, les NFT 12 %, le gaming 10 % et les autres catégories 22 %. Cette diversité illustre la maturité de l’écosystème français, qui ne se limite pas à un seul segment mais couvre l’ensemble de la chaîne de valeur de la blockchain.
Impact sur l’Écosystème Fintech Français
L’écosystème fintech français, soutenu par Bpifrance et d’autres investisseurs, est le deuxième marché fintech européen derrière le Royaume-Uni et devant l’Allemagne. Selon les données de KPMG et France Fintech, la France comptait 1 145 fintechs en 2024, contre seulement 100 en 2012, soit une croissance de plus de 10x en 12 ans. Le secteur emploie 54 000 personnes (dont 43 000 en France) et compte 14 licornes, les dernières en date étant Pennylane et Pigment en 2024.
Le classement européen de financement des startups place la France au 2e ou 3e rang, avec plus de 7,5 milliards de dollars en 2023 et 6,2 milliards de dollars en 2024. L’écosystème bénéficie de plusieurs avantages : un cadre réglementaire clair instauré par la Loi PACTE puis harmonisé par MiCA, un tissu institutionnel fort avec les grandes banques actives dans la tokenisation (SG-FORGE, BNP Paribas, Crédit Agricole CIB), une infrastructure numérique de qualité (100 % de couverture fibre optique) et des événements internationaux majeurs comme la Paris Blockchain Week.
Enjeux de Souveraineté Numérique
Le soutien de Bpifrance à l’écosystème Web3 s’inscrit dans une stratégie plus large de souveraineté numérique. L’adoption des crypto-actifs en France progresse (10 % de détenteurs en 2024, 33 % d’intention d’achat en 2025), mais les principaux défis restent la fiscalité des crypto-actifs, l’accès aux services bancaires pour les entreprises crypto, la gestion du cyber-risque (identifiée comme la barrière principale pour les demandes d’agrément CASP MiCA) et le manque d’investisseurs français aux stades avancés.
La Banque de France souligne que 69 % des paiements par carte dans la zone euro sont opérés par des schémas de cartes internationaux, un constat qui renforce la nécessité de développer des solutions de paiement et des infrastructures financières souveraines. Le projet d’euro numérique de la BCE, dont la première émission potentielle est prévue pour 2029, et le développement de stablecoins européens comme l’EURCV de SG-FORGE participent de cette même dynamique de souveraineté.
L’AMF a délivré plus de 100 enregistrements PSAN et l’ACPR supervise les aspects prudentiels, tandis que l’ESMA coordonne la réglementation au niveau européen. Bpifrance, en finançant les acteurs émergents de la tokenisation, contribue à construire un écosystème français compétitif et souverain dans un marché mondial dominé par les acteurs américains et asiatiques.
Infrastructures et Marché de Capitaux
Le marché de capitaux français que Bpifrance contribue à moderniser via ses investissements Web3 représente des volumes considérables. Le marché obligataire totalise 5 600 milliards d’euros, premier marché européen devant le Royaume-Uni (5 300 milliards d’euros) et l’Allemagne (4 300 milliards d’euros). L’Agence France Trésor gère 2 602 milliards d’euros de dette négociable avec des émissions de 339,9 milliards d’euros en 2024. Le marché actions sur Euronext Paris affiche une capitalisation du CAC 40 de 2 480,8 milliards d’euros, et le patrimoine immobilier français est évalué à plus de 26 000 milliards de dollars.
Les institutions financières que Bpifrance accompagne dans leur transformation numérique sont au coeur de la tokenisation. Euroclear France a développé l’infrastructure D-FMI utilisée lors des essais de l’Eurosystème 2024. La Caisse des Dépôts a émis 100 millions d’euros de DNN via cette infrastructure en novembre 2024. La Banque de France a conduit 12 expérimentations de CBDC wholesale, développé la plateforme DL3S et participé aux projets Jura (avec Natixis), Mariana et Agorá (7 banques centrales, 41 firmes). CACEIS a obtenu l’agrément MiCA en juin 2025 pour la conservation d’actifs numériques. Les gestionnaires d’actifs comme AXA Investment Managers et Amundi investissent dans les obligations numériques. Le stablecoin EURCV de SG-FORGE atteint 452 millions de dollars de capitalisation.
L’AMF a prononcé 29,4 millions d’euros de sanctions en 2024, les montants les plus élevés en Europe, renforçant la crédibilité du cadre réglementaire français. La CNIL encadre la protection des données personnelles dans le contexte blockchain. La période transitoire MiCA s’achève le 1er juillet 2026, avec l’obligation d’obtenir l’agrément CASP. Six licences CASP MiCA ont été délivrées en France. L’Ordonnance 2024-936 du 15 octobre 2024 a transposé MiCA en droit français en créant le statut PSCA. Bpifrance, par son soutien constant à l’écosystème, contribue à créer les conditions d’un marché de la tokenisation mature, compétitif et réglementé en France et en Europe.
La Société Générale, via SG-FORGE, a émis des obligations tokenisées depuis 2019 et développé l’EURCV à 452 millions de dollars de capitalisation. Le marché des OAT vertes françaises dépasse 35 milliards d’euros d’encours, avec des émissions de 14,1 milliards d’euros en 2024, un segment dans lequel la tokenisation a déjà fait ses preuves via l’obligation verte numérique de SG-FORGE souscrite par AXA Investment Managers et Generali Investments. Amundi, premier gestionnaire d’actifs européen et filiale du Crédit Agricole, explore la tokenisation de parts de fonds. L’Autorité de la Concurrence veille à ce que l’accès au marché reste ouvert. Le projet d’euro numérique retail (première émission potentielle 2029) et la wCBDC wholesale (disponible d’ici fin 2026) créeront de nouvelles opportunités pour les entreprises Web3 financées par Bpifrance. La Banque Postale, avec son réseau de 17 000 points de contact, pourrait distribuer des produits financiers tokenisés développés par les startups de l’écosystème soutenu par Bpifrance.
L’AMF a fermé 181 sites frauduleux en 2024 (117 par décision de justice, 64 par injonction), 56 nouvelles enquêtes ont été ouvertes et plus de 5 000 signalements traités en 2025. Les pertes moyennes des victimes de fraude atteignent 30 000 euros. Bpifrance contribue à la structuration d’un marché de confiance en finançant des entreprises Web3 conformes aux exigences réglementaires, renforçant ainsi la crédibilité de l’écosystème français face à la concurrence internationale. Le financement cumulé du secteur blockchain français depuis 2017 atteint 1,3 milliard d’euros sur environ 120 tours de table, un socle solide pour le développement futur de la tokenisation d’actifs en France. Les pertes des victimes de fraude crypto atteignent 300 millions d’euros au total, renforçant l’importance du soutien de Bpifrance aux acteurs conformes et réglementés.
Lien externe : Bpifrance
La Tokenisation — L’encyclopédie francophone de la tokenisation des actifs numériques
Bpifrance continue d’accompagner les startups Web3 françaises dans leur développement international, renforçant la position de la France comme hub européen de l’innovation en matière de tokenisation et d’actifs numériques.
Fonds Web3 et Investissements Directs
Le fonds Web3 dédié de Bpifrance constitue un outil de politique industrielle majeur pour positionner la France comme un hub européen de la blockchain et de la tokenisation. Ce fonds investit directement dans des startups blockchain françaises à différents stades de maturité, du seed au Series A, en ciblant les segments les plus stratégiques : infrastructure et sécurité (Ledger, Kiln), protocoles DeFi (Morpho Labs, Aplo, Flowdesk, CrunchDAO), données et analytics (Kaiko), exchanges et services (Coinhouse, Paymium, StackinSat), et tokenisation de real-world assets (Spiko, Kriptown).
La logique d’investissement de Bpifrance dans le Web3 répond à un double objectif : soutenir l’innovation technologique et renforcer la souveraineté numérique française dans un secteur dominé par les acteurs américains et asiatiques. Aux États-Unis, 73 % des fonds investis dans le Web3 proviennent d’investisseurs domestiques, contre seulement 32 % en Europe où 68 % des investisseurs sont extérieurs. Bpifrance, en finançant 45 % du financement early-stage Web3 en France en 2023, contribue à réduire cette dépendance aux capitaux étrangers et à ancrer les centres de décision des startups blockchain en France.
Le soutien de Bpifrance s’étend au-delà du financement direct. L’institution accompagne les startups Web3 dans leur développement par du conseil stratégique, des mises en relation avec les acteurs institutionnels et un soutien à l’internationalisation. La présence de Bpifrance dans l’écosystème Web3 envoie un signal positif aux investisseurs privés et contribue à structurer un marché du capital-risque blockchain en France, encore trop dépendant des investisseurs étrangers aux stades avancés de financement.
Paris s’affirme comme un hub blockchain mondial grâce à des événements de référence comme la Paris Blockchain Week (plus de 10 000 participants en 2025, avec des speakers de BlackRock, Fidelity, Deutsche Bank, J.P. Morgan, Morgan Stanley et London Stock Exchange confirmés pour 2026) et RWA Paris (plus de 18 000 participants en 2024, transformation en événement incluant la DeFi et la tokenisation d’actifs réels). Cette dynamique événementielle, soutenue par l’écosystème institutionnel dans lequel Bpifrance est un acteur central, contribue à attirer les talents, les entrepreneurs et les investisseurs vers la France. L’AMF a fermé 181 sites frauduleux en 2024, prononcé 29,4 millions d’euros de sanctions et ouvert 56 nouvelles enquêtes, renforçant la crédibilité d’un marché dans lequel Bpifrance investit avec confiance. Le patrimoine immobilier français, évalué à plus de 26 000 milliards de dollars avec 780 000 transactions en 2024, représente un autre segment de tokenisation dans lequel les startups financées par Bpifrance pourraient développer des solutions innovantes.
L’adoption des crypto-actifs par le grand public (10 % de détenteurs en 2024, 33 % d’intention d’achat en 2025) crée un marché de consommateurs pour les produits financiers tokenisés développés par les startups soutenues par Bpifrance, confirmant la pertinence de la stratégie d’investissement de la banque publique dans l’écosystème Web3 français. Le financement fintech en France a atteint 1,3 milliard d’euros en 2024 avec un ticket moyen de 12,6 millions d’euros, quasi doublé par rapport à 2023.
Contexte Réglementaire et Données de Marché
L’AMF a enregistré plus de 100 PSAN depuis mars 2020, avec Coinhouse comme premier enregistré (E2020-001). Deux agréments PSAN ont été délivrés : SG-FORGE le 18 juillet 2023 et Deblock en novembre 2024. L’AMF a prononcé 29,4 millions d’euros de sanctions disciplinaires en 2024, un record européen selon l’ESMA, incluant 42 sanctions financières disciplinaires et 9 accords transactionnels administratifs. L’Autorité a fermé 181 sites frauduleux (117 par décision de justice, 64 par injonction) et ouvert 56 nouvelles enquêtes. Plus de 1 500 entités figurent sur les listes noires de l’AMF, et les pertes moyennes des victimes de fraude crypto atteignent 30 000 euros pour un total estimé à 300 millions d’euros.
Le règlement MiCA (UE 2023/1114), pleinement applicable depuis le 30 décembre 2024, a été transposé en droit français par l’ordonnance 2024-936 du 15 octobre 2024. La période transitoire française de 18 mois s’achève le 1er juillet 2026. Six licences CASP MiCA ont été délivrées en France, sur plus de 40 au niveau européen — l’Allemagne menant avec 18 licences, suivie des Pays-Bas (14), de la France (6) et de Malte (6). Les exigences de capital minimum sous MiCA sont de 50 000 EUR pour le conseil, 125 000 EUR pour la conservation et l’échange, et 150 000 EUR pour les plateformes de négociation.
La Banque de France a mené 12 expérimentations de CBDC wholesale via sa plateforme DL3S entre 2020 et 2024, sélectionnant 8 consortiums sur 40 candidatures reçues. Les essais Eurosystème 2024 ont impliqué 40 entités de 9 juridictions. La wCBDC wholesale sera disponible en version initiale fin 2026. Le marché obligataire français totalise 5 600 milliards d’euros d’encours, premier en Europe, avec une dette souveraine de 2 602 milliards d’euros au 31 décembre 2024 et des émissions moyen-long terme de 339,9 milliards d’euros en 2024 à un rendement moyen pondéré de 2,91 pour cent.
Infrastructure et Projets Institutionnels
La plateforme DL3S (Distributed Ledger for Securities Settlement System) de la Banque de France, blockchain permissionnée propriétaire basée sur R3 Corda puis portée sur des environnements multi-DLT, a traité 1,59 milliard d’euros lors des essais Eurosystème 2024. Le projet Jura, achevé en novembre 2021 avec la BNS et la BRI, a testé le règlement transfrontalier EUR/CHF via la plateforme SDX avec un mécanisme de double notaire sur trois sous-réseaux. Le projet Mariana, publié en septembre 2023 avec les banques centrales de France, Singapour et Suisse, a exploré les AMM DeFi pour l’échange de wCBDC sur blockchain publique.
Le projet Agorá, lancé par la BRI avec 7 banques centrales et 41 firmes privées dont BNP Paribas, explore un registre unifié multi-devises pour les paiements transfrontaliers. Le projet Appia vise un European Shared Ledger intégrant wCBDC, monnaie commerciale tokenisée et instruments financiers tokenisés. La Caisse des Dépôts a émis 100 millions d’euros de DNN via Euroclear D-FMI réglée sur DL3S en novembre 2024. CACEIS a obtenu l’agrément MiCA en juin 2025, offrant la conservation institutionnelle d’actifs numériques sur blockchain publique Ethereum pour les fonds UCITS tokenisés avec Spiko.
Accompagnement des Startups Web3 et Politique Industrielle
L’action de Bpifrance dans le Web3 dépasse le simple financement pour englober un accompagnement stratégique complet des startups blockchain françaises. Cet accompagnement comprend le conseil en structuration juridique et réglementaire — un enjeu critique dans un secteur où le cadre PSAN de l’AMF et le règlement MiCA imposent des obligations de conformité coûteuses et complexes —, la mise en relation avec les acteurs institutionnels de la tokenisation (SG-FORGE, BNP Paribas, Crédit Agricole CIB), et le soutien à l’internationalisation sur les marchés européens et mondiaux.
Le fonds Web3 de Bpifrance intervient à un moment critique du cycle de financement des startups blockchain françaises. Si 58 % des startups blockchain ayant levé des fonds comptent un investisseur français au stade early-stage, cette proportion chute aux stades avancés (Series B et au-delà), où les capitaux américains et asiatiques dominent. Cette situation crée un risque de délocalisation des centres de décision des startups françaises les plus prometteuses vers les États-Unis ou Singapour, un enjeu de souveraineté que Bpifrance adresse en développant des véhicules d’investissement de croissance adaptés au secteur blockchain.
L’écosystème des startups de tokenisation de real-world assets (RWA), segment dans lequel la France dispose d’un avantage compétitif grâce à son cadre réglementaire précurseur, bénéficie particulièrement du soutien de Bpifrance. Spiko, fintech spécialisée dans la tokenisation de fonds monétaires sur blockchain publique, a réalisé avec CACEIS et Twenty First Capital la première conservation européenne d’un fonds UCITS monétaire de détail avec parts nativement émises sur Ethereum. Kriptown développe la plateforme Lise pour la cotation d’actions tokenisées de PME et ETI, avec l’appui du Crédit Agricole et en attente d’approbation sous le régime pilote DLT. Ces startups, qui combinent innovation technologique et conformité réglementaire, illustrent le modèle d’entreprise que Bpifrance privilégie dans ses investissements Web3.
La formation et le développement des compétences blockchain constituent un axe complémentaire de l’action de Bpifrance. Le secteur Web3 français emploie plusieurs milliers de développeurs blockchain, d’ingénieurs en cryptographie, de juristes spécialisés et de professionnels de la conformité, mais la pénurie de talents reste un frein au développement de l’écosystème. Bpifrance contribue à la structuration de formations blockchain en partenariat avec les grandes écoles et les universités françaises, et soutient des initiatives d’accélération comme Station F (plus grand campus de startups au monde) qui héberge un nombre croissant de projets blockchain.
L’impact macroéconomique de l’écosystème Web3 soutenu par Bpifrance est mesurable à travers plusieurs indicateurs. Le secteur fintech français génère 54 000 emplois directs et contribue à l’attractivité de Paris comme place financière européenne. Le financement cumulé du secteur blockchain français depuis 2017 atteint 1,3 milliard d’euros sur environ 120 tours de table. La France se positionne au 3e rang européen pour le nombre de licences CASP MiCA délivrées (6), derrière l’Allemagne (18) et les Pays-Bas (14), mais à égalité avec Malte. Le premier PSAN agréé au monde — SG-FORGE en juillet 2023 — est français, tout comme le premier stablecoin euro institutionnel conforme MiCA (EURCV à 452 millions de dollars). Ces jalons, rendus possibles par un cadre réglementaire précurseur et un écosystème d’innovation soutenu par Bpifrance, positionnent la France comme un leader européen de la tokenisation institutionnelle. La Banque de France, avec ses 12 expérimentations de CBDC wholesale et la plateforme DL3S ayant traité 1,59 milliard d’euros lors des essais Eurosystème 2024, fournit l’infrastructure de règlement en monnaie de banque centrale qui confère à l’écosystème français un avantage compétitif structurel.