Société Générale — Stratégie Actifs Numériques
Société Générale : maison mère de SG-FORGE, stratégie de tokenisation, obligations numériques, EURCV, wCBDC.
Société Générale — Stratégie Actifs Numériques
Mis à jour mars 2026
Société Générale est l’un des piliers du système bancaire français et l’un des pionniers mondiaux de la tokenisation d’actifs financiers. Troisième banque française par la taille de son bilan, le groupe a fait le choix stratégique de créer une filiale dédiée aux actifs numériques, SG-FORGE, qui a obtenu le premier agrément PSAN délivré par l’AMF le 18 juillet 2023. Cette décision place Société Générale en position de leader institutionnel dans l’écosystème européen de la tokenisation.
Historique des Émissions Tokenisées
Société Générale, via SG-FORGE, a été la première institution financière au monde à émettre une obligation tokenisée sur blockchain publique. En avril 2019, la banque a réalisé l’émission d’un covered bond (obligation sécurisée) de 100 millions d’euros sur Ethereum, un événement fondateur pour l’industrie de la tokenisation. Cette première émission a démontré qu’un établissement bancaire de premier plan pouvait utiliser la technologie DLT pour émettre des instruments financiers réglementés.
Les émissions se sont poursuivies avec une deuxième obligation sécurisée sur Ethereum en 2020, puis une Obligation de Financement de l’Habitat (OFH) de 40 millions d’euros sur Tezos en avril 2021, marquant la première utilisation de cette blockchain pour un token de sécurité. En novembre 2023, SG-FORGE a émis sa première obligation verte numérique de 10 millions d’euros sur Ethereum, souscrite par AXA Investment Managers et Generali Investments. En novembre 2025, la banque a franchi l’Atlantique avec l’émission de sa première obligation numérique aux États-Unis sur Canton Network, en partenariat avec Broadridge Financial Solutions.
Le Stablecoin EURCV
Le stablecoin EUR CoinVertible (EURCV), lancé en avril 2023 sur Ethereum, constitue un produit phare de la stratégie numérique de Société Générale. Ce jeton de monnaie électronique (EMT) conforme au règlement MiCA depuis le 1er juillet 2024 a atteint une capitalisation de 452 millions de dollars. L’EURCV est déployé sur trois blockchains — Ethereum, Solana et XRP Ledger — avec un déploiement prévu sur Stellar.
La garantie de l’EURCV repose sur un adossement 1:1 en dépôts en euros ou titres de haute qualité, ségrégués dans un patrimoine fiduciaire isolé du risque de faillite. La publication quotidienne des réserves assure la transparence. Le CAST Framework, un cadre open source développé par SG-FORGE, intègre la conformité AML directement dans les smart contracts. Le stablecoin dollar USD CoinVertible a été lancé en juillet 2025 sur Ethereum et Solana.
L’EURCV a été intégré dans des protocoles de finance décentralisée, notamment Morpho et Uniswap, et a réalisé une transaction DeFi en direct avec MakerDAO (Sky) en 2023, démontrant la capacité d’un stablecoin institutionnel à interagir avec l’écosystème DeFi.
Triple Statut Réglementaire
SG-FORGE cumule trois statuts réglementaires distincts qui lui confèrent une position unique dans l’écosystème. Le premier est l’agrément PSAN délivré par l’AMF le 18 juillet 2023, qui autorise la conservation d’actifs numériques, l’achat et la vente d’actifs numériques contre monnaie légale et l’échange d’actifs numériques. Le deuxième est le statut d’entreprise d’investissement sous MiFID2, qui permet la fourniture de services d’investissement traditionnels. Le troisième est l’agrément d’Établissement de Monnaie Électronique (EMI) délivré par l’ACPR sous le règlement MiCA, nécessaire pour l’émission de l’EURCV.
Cette combinaison de statuts permet à Société Générale d’opérer à l’intersection de la finance traditionnelle et de la finance numérique, en offrant des produits structurés sur blockchain, des obligations tokenisées et des services de conservation d’actifs numériques à sa clientèle institutionnelle.
Participation aux Projets de CBDC
Société Générale a participé activement aux expérimentations de monnaie numérique de banque centrale wholesale menées par la Banque de France. La banque a joué un rôle d’observateur dans les essais du protocole so|cash développé par le Crédit Agricole CIB, qui a démontré la faisabilité d’un modèle de banque correspondante tokenisée lors des essais DLT de la BCE en 2024, avec règlement en wCBDC via la plateforme DL3S.
Les essais de l’Eurosystème de 2024, menés de mai à novembre avec 40 entités de 9 juridictions, ont permis de tester le règlement de titres financiers (Delivery versus Payment), les paiements transfrontaliers (Payment versus Payment) et les paiements wholesale en monnaie de banque centrale. La Banque de France a réalisé 19 essais sur sa plateforme DL3S lors de ces travaux exploratoires.
Stratégie de Tokenisation du Groupe
La stratégie de Société Générale en matière de tokenisation s’inscrit dans une vision de transformation progressive des marchés financiers. Le groupe identifie plusieurs segments prioritaires pour la tokenisation : les obligations (le marché obligataire français totalise 5 600 milliards d’euros, le premier marché européen), les produits structurés, les fonds d’investissement et les collatéraux.
En début d’année 2025, SG-FORGE a réalisé un test combinant règlement en stablecoin EURCV et en cash traditionnel via SWIFT pour une obligation tokenisée émise à Paris, démontrant l’interopérabilité entre les infrastructures numériques et conventionnelles. Cette approche progressive, couplée à la robustesse réglementaire du triple statut, positionne Société Générale comme un acteur de référence dans la transformation numérique des marchés de capitaux européens.
Le marché français offre un potentiel considérable : outre les 5 600 milliards d’euros du marché obligataire, le marché actions sur Euronext Paris dépasse 3 000 milliards d’euros de capitalisation, et le patrimoine immobilier français est évalué à plus de 26 000 milliards de dollars. Société Générale, via SG-FORGE, vise à se positionner comme l’intermédiaire de référence pour la tokenisation de ces actifs au niveau européen, en s’appuyant sur le passeport CASP MiCA qui permet de fournir des services dans les 27 États membres de l’Union européenne.
Cadre Réglementaire et Transition MiCA
Le cadre réglementaire dans lequel opère Société Générale combine les exigences nationales françaises et les dispositions européennes. La Loi PACTE du 22 mai 2019 a créé le statut de PSAN et défini les conditions d’exercice des services sur actifs numériques en France. L’AMF supervise plus de 100 PSAN enregistrés et a prononcé 29,4 millions d’euros de sanctions en 2024, les montants les plus élevés en Europe selon l’ESMA. L’ACPR assure la supervision prudentielle des établissements financiers et a délivré l’agrément EMI à SG-FORGE pour l’émission de l’EURCV.
Le règlement MiCA (UE 2023/1114), pleinement applicable depuis le 30 décembre 2024, remplace progressivement le cadre national français. Les dispositions sur les stablecoins — EMT et ART — s’appliquent depuis le 30 juin 2024. L’Ordonnance 2024-936 du 15 octobre 2024 a transposé MiCA en droit français, et la période transitoire de 18 mois s’achève le 1er juillet 2026. Six licences CASP MiCA ont été délivrées en France, contre 18 en Allemagne et 14 aux Pays-Bas. Les exigences de capital minimum varient de 50 000 euros pour le conseil à 150 000 euros pour les plateformes de négociation.
Écosystème et Concurrence
Société Générale évolue dans un écosystème français dynamique avec des concurrents institutionnels actifs. BNP Paribas développe AssetFoundry et participe au Canton Network hébergeant 3 600 milliards de dollars d’actifs tokenisés. Le Crédit Agricole CIB déploie so|bond pour les obligations durables et so|cash pour la banque correspondante tokenisée, tandis que CACEIS a obtenu l’agrément MiCA en juin 2025. Natixis a participé au projet Jura pour le règlement transfrontalier en wCBDC. La Caisse des Dépôts a émis 100 millions d’euros de DNN via Euroclear D-FMI.
L’écosystème fintech français, avec 1 145 entreprises, 14 licornes et 54 000 emplois, soutenu par Bpifrance (45 % du financement early-stage Web3 en 2023), contribue à l’innovation dans la tokenisation. L’adoption des crypto-actifs en France progresse : 10 % de la population détenait des crypto-actifs en 2024, et 33 % des Français envisageaient d’en acquérir en 2025. Paris s’affirme comme hub blockchain avec la Paris Blockchain Week (10 000 participants en 2025) et RWA Paris (18 000 participants en 2024). Société Générale, par l’intermédiaire de SG-FORGE, est au coeur de cet écosystème en pleine expansion.
Infrastructure et CBDC Wholesale
L’infrastructure de règlement constitue un enjeu stratégique pour les émissions tokenisées de Société Générale. Euroclear France, dépositaire central de titres, a développé l’infrastructure D-FMI utilisée lors des essais de l’Eurosystème 2024, menés de mai à novembre avec 40 entités de 9 juridictions. La Caisse des Dépôts a émis 100 millions d’euros de DNN via cette infrastructure, prouvant sa maturité opérationnelle. La Banque de France a réalisé 19 essais sur la plateforme DL3S lors de ces travaux. Les projets Agorá (registre unifié multi-devises, rapport prévu au premier semestre 2026), Pontes (pilotage wCBDC) et Appia (European Shared Ledger) dessinent le cadre futur dans lequel Société Générale déploiera ses services de tokenisation.
L’AMF a prononcé 29,4 millions d’euros de sanctions en 2024, fermé 181 sites frauduleux et ouvert 56 nouvelles enquêtes. Plus de 1 500 entités figurent sur ses listes noires. La CNIL encadre la protection des données personnelles dans le contexte blockchain. La dette publique française (113 % du PIB en 2024, 2 602 milliards d’euros gérés par l’Agence France Trésor) nécessite des émissions soutenues que la tokenisation pourrait rendre plus efficientes.
Lien externe : Société Générale — FORGE
La Tokenisation — L’encyclopédie francophone de la tokenisation des actifs numériques
Transformation du Modèle Bancaire par la Tokenisation
La stratégie de tokenisation de Société Générale via SG-FORGE illustre la transformation profonde que la DLT impose au modèle bancaire traditionnel. En créant une filiale dédiée aux actifs numériques plutôt qu’en intégrant ces activités dans les divisions existantes, Société Générale a fait un choix organisationnel qui permet à SG-FORGE de fonctionner avec l’agilité d’une entreprise technologique tout en bénéficiant de la solidité financière et de la réputation d’un groupe bancaire systémique.
Le CAST Framework (Compliant Architecture for Security Tokens), développé par SG-FORGE et publié en open source, illustre l’approche collaborative de Société Générale envers l’écosystème blockchain. En mettant à disposition de l’industrie un cadre de conformité pour les tokens de sécurité, Société Générale contribue à la standardisation des pratiques et à la maturation de l’écosystème, tout en établissant le CAST Framework comme une norme de facto pour l’émission d’instruments financiers tokenisés conformes.
L’interopérabilité entre les systèmes financiers traditionnels et les infrastructures blockchain constitue un enjeu stratégique majeur pour Société Générale. Le test réalisé début 2025 combinant règlement en stablecoin EURCV et en cash traditionnel via SWIFT pour une obligation tokenisée émise à Paris démontre cette interopérabilité en conditions réelles. Cette capacité à faire coexister les deux mondes — finance traditionnelle et finance numérique — est essentielle pour une adoption progressive de la tokenisation par les investisseurs institutionnels qui ne peuvent pas basculer instantanément vers une infrastructure entièrement numérique.
L’AMF a prononcé 29,4 millions d’euros de sanctions en 2024 et fermé 181 sites frauduleux. Le financement fintech en France a atteint 1,3 milliard d’euros en 2024 avec un ticket moyen de 12,6 millions d’euros. L’adoption des crypto-actifs (10 % de détenteurs en 2024, 33 % d’intention d’achat en 2025) confirme la croissance du marché dans lequel Société Générale, via SG-FORGE, est positionnée comme leader institutionnel. La Paris Blockchain Week, attirant plus de 10 000 participants en 2025, confirme Paris comme hub mondial de la blockchain. Le financement cumulé du secteur blockchain français atteint 1,3 milliard d’euros depuis 2017 sur 120 tours de table, soutenu par Bpifrance (45 % du financement early-stage Web3). Le patrimoine immobilier français, évalué à plus de 26 000 milliards de dollars, constitue un segment supplémentaire de tokenisation potentiel pour Société Générale.
Le financement Web3 en Europe a atteint 2,1 milliards d’euros en 2024, représentant 21 % du financement mondial. Les exigences de capital minimum pour les CASP sous MiCA varient de 50 000 euros pour le conseil à 150 000 euros pour les plateformes de négociation. L’Ordonnance 2024-936 du 15 octobre 2024 a transposé MiCA en droit français en créant le statut PSCA. La wCBDC wholesale, disponible d’ici fin 2026, et le projet Appia pour un European Shared Ledger intégrant wCBDC, monnaie commerciale tokenisée et instruments financiers tokenisés, dessinent le cadre futur dans lequel Société Générale, via SG-FORGE, déploiera sa stratégie de tokenisation à l’échelle européenne. La CNIL encadre la protection des données personnelles dans le contexte blockchain, un enjeu important pour les transactions tokenisées de Société Générale sur les blockchains publiques Ethereum, Solana et XRP Ledger.
Contexte Réglementaire et Données de Marché
L’AMF a enregistré plus de 100 PSAN depuis mars 2020, avec Coinhouse comme premier enregistré (E2020-001). Deux agréments PSAN ont été délivrés : SG-FORGE le 18 juillet 2023 et Deblock en novembre 2024. L’AMF a prononcé 29,4 millions d’euros de sanctions disciplinaires en 2024, un record européen selon l’ESMA, incluant 42 sanctions financières disciplinaires et 9 accords transactionnels administratifs. L’Autorité a fermé 181 sites frauduleux (117 par décision de justice, 64 par injonction) et ouvert 56 nouvelles enquêtes. Plus de 1 500 entités figurent sur les listes noires de l’AMF, et les pertes moyennes des victimes de fraude crypto atteignent 30 000 euros pour un total estimé à 300 millions d’euros.
Le règlement MiCA (UE 2023/1114), pleinement applicable depuis le 30 décembre 2024, a été transposé en droit français par l’ordonnance 2024-936 du 15 octobre 2024. La période transitoire française de 18 mois s’achève le 1er juillet 2026. Six licences CASP MiCA ont été délivrées en France, sur plus de 40 au niveau européen — l’Allemagne menant avec 18 licences, suivie des Pays-Bas (14), de la France (6) et de Malte (6). Les exigences de capital minimum sous MiCA sont de 50 000 EUR pour le conseil, 125 000 EUR pour la conservation et l’échange, et 150 000 EUR pour les plateformes de négociation.
La Banque de France a mené 12 expérimentations de CBDC wholesale via sa plateforme DL3S entre 2020 et 2024, sélectionnant 8 consortiums sur 40 candidatures reçues. Les essais Eurosystème 2024 ont impliqué 40 entités de 9 juridictions. La wCBDC wholesale sera disponible en version initiale fin 2026. Le marché obligataire français totalise 5 600 milliards d’euros d’encours, premier en Europe, avec une dette souveraine de 2 602 milliards d’euros au 31 décembre 2024 et des émissions moyen-long terme de 339,9 milliards d’euros en 2024 à un rendement moyen pondéré de 2,91 pour cent.
Infrastructure et Projets Institutionnels
La plateforme DL3S (Distributed Ledger for Securities Settlement System) de la Banque de France, blockchain permissionnée propriétaire basée sur R3 Corda puis portée sur des environnements multi-DLT, a traité 1,59 milliard d’euros lors des essais Eurosystème 2024. Le projet Jura, achevé en novembre 2021 avec la BNS et la BRI, a testé le règlement transfrontalier EUR/CHF via la plateforme SDX avec un mécanisme de double notaire sur trois sous-réseaux. Le projet Mariana, publié en septembre 2023 avec les banques centrales de France, Singapour et Suisse, a exploré les AMM DeFi pour l’échange de wCBDC sur blockchain publique.
Le projet Agorá, lancé par la BRI avec 7 banques centrales et 41 firmes privées dont BNP Paribas, explore un registre unifié multi-devises pour les paiements transfrontaliers. Le projet Appia vise un European Shared Ledger intégrant wCBDC, monnaie commerciale tokenisée et instruments financiers tokenisés. La Caisse des Dépôts a émis 100 millions d’euros de DNN via Euroclear D-FMI réglée sur DL3S en novembre 2024. CACEIS a obtenu l’agrément MiCA en juin 2025, offrant la conservation institutionnelle d’actifs numériques sur blockchain publique Ethereum pour les fonds UCITS tokenisés avec Spiko.
Position Concurrentielle et Avance Stratégique
La position de Société Générale dans l’écosystème français de la tokenisation repose sur l’avance réglementaire et technologique acquise par SG-FORGE. Le triple statut réglementaire — PSAN agréé AMF, entreprise d’investissement MiFID2, EMI MiCA — confère à Société Générale une capacité unique à opérer simultanément dans la finance traditionnelle et la finance numérique. Aucun autre acteur institutionnel en France ne dispose de cette combinaison de licences qui permet à SG-FORGE d’émettre des obligations tokenisées, d’émettre un stablecoin conforme MiCA et de conserver des actifs numériques dans un cadre réglementaire intégré.
Les concurrents institutionnels de Société Générale dans la tokenisation se sont néanmoins considérablement renforcés. BNP Paribas a développé AssetFoundry, sa plateforme de tokenisation propriétaire, et rejoint le Canton Network qui héberge plus de 3 600 milliards de dollars d’actifs tokenisés aux côtés de HSBC, Goldman Sachs, Hong Kong FMI Service et Moody’s Ratings. BNP Paribas a investi dans Digital Asset, créateur du Canton Network, lors d’un tour de financement de 135 millions de dollars, prenant une position structurante dans cette infrastructure. La banque a tokenisé des parts de fonds monétaires OPCVM sur Ethereum via AssetFoundry, accompagné la République de Slovénie pour la première obligation numérique souveraine de la zone euro, et intégré des données ESG on-chain dans une obligation EDF. Cette stratégie incrémentale mais systématique place BNP Paribas en concurrent direct de Société Générale sur le segment de la tokenisation obligataire.
Le Crédit Agricole CIB a adopté une approche différenciée avec les plateformes open source so|bond et so|cash. Le protocole so|bond, développé avec SEB et utilisé par la Banque Européenne d’Investissement pour ses émissions d’obligations tokenisées, intègre le protocole PoCR climatiquement conscient. Le protocole so|cash, testé lors des essais DLT de la BCE en 2024 avec BNP Paribas, Santander et SEB comme partenaires interbancaires et Société Générale comme observateur, propose un modèle platformless de banque correspondante tokenisée. L’agrément CASP MiCA obtenu par CACEIS en juin 2025 pour la conservation d’actifs numériques sur Ethereum public, en partenariat avec Spiko et Twenty First Capital pour le premier fonds UCITS monétaire de détail conservé sur blockchain publique en Europe, confère au Crédit Agricole une capacité de conservation institutionnelle à l’échelle européenne via le passeport couvrant les 27 États membres.
Natixis, banque d’investissement du Groupe BPCE, a acquis une expertise pionnière dans le règlement transfrontalier en wCBDC grâce au projet Jura en novembre 2021, au cours duquel elle a détenu des francs suisses numériques wholesale et émis des billets de trésorerie tokenisés sur la plateforme SDX. Cette expertise dans les instruments de dette à court terme tokenisés et le règlement PvP en CBDC wholesale positionne Natixis sur un segment complémentaire à celui de Société Générale.
L’avantage concurrentiel de Société Générale réside dans l’intégration verticale de ses capacités. L’EURCV à 452 millions de dollars de capitalisation, déployé sur Ethereum, Solana et XRP Ledger, fournit l’actif de règlement. L’USD CoinVertible, lancé en juillet 2025, couvre le marché dollar. Les intégrations DeFi avec Morpho, Uniswap et MakerDAO (Sky) ouvrent l’accès aux protocoles de finance décentralisée. Le CAST Framework open source standardise la conformité réglementaire. L’expansion aux États-Unis via Canton Network avec Broadridge Financial Solutions démontre la portée internationale. La Digitally Native Note de 100 millions d’euros de la Caisse des Dépôts via Euroclear D-FMI et la wCBDC wholesale disponible d’ici fin 2026 via le projet Pontes de la Banque de France complètent l’infrastructure dans laquelle Société Générale, via SG-FORGE, consolide son leadership dans la tokenisation institutionnelle en France et en Europe.